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Intégrer l’Europe de l’Est au moyen des infrastructures

La rédaction
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A la veille du sommet de l’Union européenne de Copenhague, des 12 et 13 décembre, qui a officialisé l’élargissement de l’UE à dix autres pays, le gouvernement italien a fait une proposition des plus significatives : cet élargissement doit être marqué par la « réalisation d’infrastructures stratégiques, aussi bien matérielles qu’immatérielles ». L’Italie prône en particulier la réalisation accélérée de « corridors transeuropéens », esquissés pour la première fois dans le « Plan Delors » de 1993, qui faisait écho à la proposition de « triangle productif » de LaRouche.

L’Italie met essentiellement l’accent sur le corridor Trieste-Ljubljana-Budapest-Lvov-Kiev, le corridor Bari-Durazzo-Skopje-Sofia-Burgas-Varna, reliant la mer Noire à l’Adriatique, et le corridor Salzbourg-Llubljana-Zagreb-Belgrade-Nis-Salonique.

Par ailleurs, le gouvernement de Rome propose que les Etats membres de l’UE développent avec le même sens d’urgence leurs systèmes nationaux d’infrastructure. Pour ce faire, il faudrait introduire « des quotas de renationalisation des politiques de développement régional », comme l’explique un texte technique préparé par le ministère de l’Economie, en guise de synthèse des demandes italiennes au sommet de Copenhague. Pour les corridors les plus urgents, le texte suggère la nécessité d’un changement des régimes fiscaux et l’instauration d’autorisations nationales.

Pour accompagner la publication de ce texte dans Il Sole 24 Ore (11 décembre), le ministre italien de l’Economie, Gulio Tremonti, a rédigé une tribune libre, co-signée par le président de l’Association des industriels italiens (Confindustria), Antonio D’Amato. Les auteurs y annoncent l’initiative italienne au niveau de l’UE, soulignant que cette stratégie de corridors infrastructurels permettra à l’Italie « d’exploiter sa position géographique au milieu de la Méditerranée, à la croisée des chemins vers l’Asie du sud-est ».

Toujours sur la question des infrastructures, le ministre des Transports et vice-premier ministre polonais, Marek Pol, a prononcé un discours le 11 décembre à Berlin, lors d’une conférence sur les futures relations germano-polonaises dans le contexte de l’expansion de l’Europe à l’Est. Pour lui, le développement et la modernisation de l’infrastructure des transports polonais - qui ont peu évolué depuis les années 70 - va dans l’intérêt de l’ensemble de l’Europe, vu sa position de pays de transit entre Europe et Asie.

Les voies ferrées transsibérienne et transcoréenne ouvrent une grande route transcontinentale entre l’Europe et l’Asie, qui sera d’autant plus efficace lorsque le problème de l’écartement des rails sera résolu. En effet, les rails russes et ukrainiens sont toujours plus larges que le réseau européen qui s’étend jusqu’à Slakow, au sud de la Pologne. Selon le ministre polonais, cette route réduira considérablement les coûts et le temps de transport par rapport aux routes maritimes actuelles. Mais les fonds que peuvent fournir les budgets nationaux des pays situés le long des routes de transport sont nettement insuffisants. Il propose donc des financements hors budget.

Lors de cette même conférence, un représentant de l’EIR a présenté le concept de prêts à long terme et à faible taux d’intérêt pour l’infrastructure, conforme aux méthodes bancaires pratiquées par la Kreditanstalt für Wiederaufbau. Pol a observé que cette idée mérite d’être prise en considération, ajoutant qu’en Pologne même, on a déjà commencé à penser dans ce sens. Ces remarques reflètent l’influence conceptuelle du mouvement de LaRouche dans le débat économique polonais depuis 1991. Pol nota aussi qu’il avait eu des entretiens à Moscou avec le ministre russe des Chemins de fer, Gennadi Fadeiev, qui est favorable à l’initiative polonaise visant à donner une nouvelle dynamique au débat sur le développement infrastructurel, à l’occasion de la conférence internationale des ministres des Transports à Varsovie, en février prochain.

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