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Intensification des pressions sur la Syrie

La rédaction
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Les pressions continuent à s’exercer sur la Syrie et le Liban, ainsi que sur l’Iran. Lors d’une conférence de presse donnée le lendemain de l’attaque israélienne contre la Syrie, le président George W. Bush a refusé de critiquer Israël, déclarant que Sharon avait le droit de « défendre son peuple », avant d’ajouter : « Nous aurions fait de même. » Ce n’est qu’après que Bush demanda à Sharon d’« éviter d’accroître la violence ».

La déclaration de Bush s’insère dans le scénario de guerre au Moyen-Orient, élaboré en 1996 pour le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahou, par des néoconservateurs américains et baptisé : « Rupture nette (Clean Break) : une nouvelle stratégie pour le royaume ». Ce plan comportait essentiellement deux aspects : 1) rompre les accords d’Oslo, annuler toutes les reconnaissances et relations diplomatiques avec Arafat et abolir l’Autorité palestinienne ; 2) lancer des guerres contre l’Irak, la Syrie et l’Iran dans le but de forcer des changements de régime, jugés nécessaires pour garantir la « sécurité » d’Israël. Les principaux auteurs de ce plan occupent maintenant de hautes fonctions dans le gouvernement américain : Richard Perle, Douglas Feith et David Wurmser.

Le 8 octobre, soit trois jours après l’attaque israélienne, la Maison-Blanche leva son opposition à la loi « Syrian Accountability and Restoration of Lebanese Sorvereignty Act », qui prévoit des sanctions politiques et économiques contre la Syrie. Les députés Tom Lantos et Eliot Engels, « démocrates de Cheney », ont déclaré que la Syrie était un ennemi des Etats-Unis. Lantos déclara que l’attaque israélienne contre la Syrie était des plus justifiées. La commission des Relations internationales de la Chambre a voté la proposition de loi, par 33 voix contre 2. Celle-ci devrait être votée à la Chambre des représentants. L’administration Bush a fait savoir qu’elle ne s’opposerait pas à la loi.

Selon une source proche du renseignement militaire israélien, l’attaque aérienne israélienne comportait un autre aspect. 27 pilotes de réserve israéliens, dont le général de brigade Yifah Spector, avaient signé une lettre refusant de servir dans les territoires occupés, pour des raisons morales. Cette lettre, sans précédent dans l’histoire d’Israël, avait divisé l’Aviation - division qui existait déjà dans l’Armée depuis le début de l’Intifada il y a trois ans. Selon cette source, l’attaque contre la Syrie avait pour but de « prouver qu’Israël avait toujours une aviation, afin de minimiser cette division ».

Chirac craint une conflagration au Proche-Orient en novembre

Selon Le Canard Enchaîné du 8 octobre, le président Chirac aurait par ailleurs dit à ses proches collaborateurs, avant même l’attaque contre la Syrie, qu’il « s’attendait au pire, surtout en novembre prochain. Il disait prévoir des raids israéliens contre la Syrie et le Liban, accusés de soutenir le Hamas et le Djihad. Il aurait également affirmé que, selon lui, l’assassinat d’Arafat est au programme de Sharon. Et que celui-ci envisagerait même de lancer des raids préventifs contre l’Iran. »

Le Canard cite aussi un diplomate que les propos de Chirac ne surprennent pas et qui note que « si Sharon décidait de lancer un raid sur l’Iran, il ne manquerait pas d’avertir auparavant Washington. Comme il l’a fait, malgré le démenti de l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, avant de lancer ses avions au-dessus de la Syrie . »

Si Jacques Chirac s’inquiète des ambitions nucléaires de Téhéran, « il se méfie toujours du couple Bush-Sharon, tout en déplorant la mollesse des réactions européennes à l’égard de cette alliance », car « les Israéliens se veulent le "bras armé" de Washington dans la région », étant donné les contraintes militaires imposées à George Bush. Selon Le Canard, les services secrets partagent les craintes du président français.

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