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Interventions extraordinaire sur les marchés financiers

La rédaction
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Depuis le début du mois de juin, on assiste à des interventions extraordinaires sur les marchés financiers qui, considérées isolément, peuvent sembler relativement peu significatives, mais prises dans leur ensemble, ne mènent qu’à une seule conclusion possible : Il s’est produit un nouveau désastre financier de type LTCM que l’on tente à tout prix de dissimuler pour prévenir d’une panique financière. Considérons les événements suivants :

  • Le 10 juin, lors d’un discours à la Mansion House, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Eddie George a rappelé qu’à l’automne 1998, le monde avait été proche d’un effondrement financier. « La dernière fois que nous étions ici, j’ai déclaré que nous vivions dans un environnement financier et économique international dangereux. C’était des mots forts pour un banquier central, mais peut-être pas assez forts. Cet environnement s’est rapidement aggravé en automne, à un point tel qu’au moment des réunions annuelles du FMI en octobre, on parlait beaucoup d’un effondrement financier global et d’une récession mondiale à venir, ce qui n’était pas une simple hyperbole journalistique. »

    Cette déclaration de George rejoint les propos inquiétants exprimés antérieurement par le président de la BRI Urban Bäckström, le directeur du FMI Michel Camdessus et l’ancien vice-secrétaire américain au Trésor Roger Altman. Par ailleurs, dans sa Revue de stabilité financière de juin 1999, la Banque d’Angleterre avertit que certaines banques semblent avoir oublié les « leçons des événements de l’année dernière » et accordent à nouveau des crédits à des institutions dont les opérations financières font appel à de forts effets de levier.

  • La rumeur s’est répandue le 11 juin à Wall Street, selon laquelle le hedge fund de Julian Robertson, Tiger Management, connaissant des difficultés, la Réserve Fédérale de New York avait mené une action d’urgence semblable au renflouement de LTCM le 23 septembre 1998. Suite à cette rumeur, le marché obligataire américain a chuté, provoquant l’augmentation des taux des bons du Trésor américains à 30 ans, qui sont passés de moins de 6% à 6,16%.
  • Au cours du week-end des 12 et 13 juin, les ministres des Finances du G-7 se sont réunis à Francfort. Comme par hasard, dans la semaine qui suivit, les médias n’ont plus dit un mot sur Tiger Management.
  • Le 16 juin, le gouvernement mexicain a annoncé un accord exceptionnel avec le FMI, la Banque mondiale et le Trésor américain pour une nouvelle ligne de crédit de 23,7 milliards de dollars. Selon le gouvernement mexicain, ce « méga-crédit » représente une mesure « préventive » destinée à éviter des chocs lors des élections de l’année prochaine.
  • Le 12 juin, le « Counter party Risk Management Policy Group », une commission représentant une dizaine d’institutions financières, a présenté un rapport sur la faillite du LTCM, rejetant toute idée de régulation des hedge funds ou de restriction des prêts bancaires qui leur sont accordés. Les co-présidents de ce groupe étaient Gerald Corrigan, directeur de Goldman Sachs, et Stephen Thieke, directeur de J.P. Morgan.
  • Le 22 juin, le General Accounting Office (GAO), organisme d’audit relevant du Congrès américain, a confirmé qu’il menait une enquête sur la crise du LTCM de l’année dernière, suite à une requête du Congrès. Le même jour, on annonçait la liquidation du LTCM.
  • Le 22 juin, Bruno Gehrig, de la Banque nationale suisse (BNS), déclarait que la BNS avait créé un fonds spécial de 60 milliards de francs suisses, destiné à fournir des liquidités en cas de ruée sur la banque suite à un éventuel bogue de l’an 2000.
  • Toujours le 22 juin, le scandale autour de Martin Frankel apparaissait dans les colonnes du Daily Telegraph et non dans la presse financière, comme on aurait pu s’y attendre. Selon les rapports, Frankel a fondé l’entreprise « Liberty National Securities » à Greenwich (Connecticut), où siègent également le LTCM et d’autres hedge funds. Il aurait perçu au moins 915 millions de dollars de diverses compagnies d’assurance, bien que la Securities and Exchange Commission lui ait interdit en 1992 d’échanger des titres en raison d’activités frauduleuses antérieures. Frankel aurait aussi reçu 1,98 milliard de dollars pour sa Fondation St François d’Assise, basée dans les Iles vierges.

    Depuis le 5 mai, Frankel et les presque trois milliards de dollars ont disparu. En termes de volume de capitaux perdus, le scandale Frankel rappelle les déboires de la banque Barings en 1995 et celui du LTCM. Pour certains spécialistes bien informés de la finance, cette histoire d’un « cavalier seul » est un conte à dormir debout. Selon eux, il est possible qu’une grande catastrophe spéculative se soit produite quelque part dans le monde des hedge funds, et qu’on en fasse porter la responsabilité à Frankel.

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