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Interview de Lyndon LaRouche à la BBC : « C’est une guerre sans stratégie de sortie »

La rédaction
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Le 3 avril, Lyndon LaRouche a accordé une interview téléphonique à « Five Live », une émission d’actualité internationale de la British Broadcasting Company. Voici des extraits de cet entretien, qui ont été diffusés dans la soirée.

BBC : D’après ce que j’ai lu, vous êtes diamétralement opposé à la guerre que l’Amérique mène, avec la Grande-Bretagne, en Irak. Vous êtes ainsi à contre-courant de la vaste majorité de l’opinion publique en Amérique. Pourquoi y êtes-vous si opposé ?

LaRouche : Je pense que ce qui est présenté comme l’opinion publique américaine et ce qu’elle est réellement peuvent être deux choses différentes. Bien sûr, il y a une large part d’orchestration, comme on peut s’y attendre en cette situation de guerre. L’aspect essentiel, c’est que nous sommes dans une guerre qui n’a aucune stratégie de sortie et très peu de compétence du point de vue militaire. Les généraux sont compétents, mais je pense que le secrétaire à la Défense [Rumsfeld] ne l’est pas - à en juger par ce que nous avons vu. Et je sais pas mal de choses sur la façon dont cette guerre a été montée. Elle est inutile ; l’affaire aurait dû rester aux Nations unies. Nous avons, en tant que communauté de nations, la capacité de contrôler tout véritable problème qui pouvait exister là-bas. Il n’était pas nécessaire de faire la guerre, et cette guerre ne s’arrêtera pas avec l’Irak, car il n’y a pas de stratégie de sortie satisfaisante.

BBC : Vous dites qu’il n’y a pas de « stratégie de sortie satisfaisante » - mais il n’y a pas d’intention, pour autant qu’on puisse en juger, de porter la guerre plus loin. Elle s’arrêtera là. Son but spécifique est de chasser Saddam Hussein du pouvoir et de détruire ses armes de destruction massive. Cela semble clair, n’est-ce pas ?

LaRouche : Non, pas si vous regardez l’origine de cette situation, si vous remontez à janvier 2002, au discours sur l’état de l’Union prononcé par le Président, dans lequel il a formulé son concept d’« axe du mal ». Si on connaît les détails de cette politique, comme je les connais, et si on regarde derrière la scène, on voit que c’est la politique esquissée en 1991 par un groupe de personnes sous la direction du secrétaire à la Défense de l’époque, Cheney, aujourd’hui vice-Président. A la suite du 11 septembre 2001, Cheney a ressorti ses plans de guerre datant de 1991. Et cette clique, qui comprend Richard Perle et d’autres personnes de son entourage, est en train d’orchestrer cette politique, malgré les objections très fortes des généraux de l’armée de terre, à la fois d’active et en retraite.

Voilà l’évolution générale. Je ne vois pas comment on pourrait l’arrêter. Le prochain problème à considérer est la possibilité de l’extension du conflit au Moyen-Orient. Il y a la question de la prétendue menace posée par l’Iran et aussi, plus important encore, la situation de la Corée du Nord, qui est devenue beaucoup plus chaude en raison de la guerre en Irak et dont il faut s’occuper sans tarder.

BBC : Ce que vous dites, c’est que la guerre doit être arrêtée maintenant, et les troupes retirées.

LaRouche : Essentiellement, oui, si le Président a le courage et la conviction de le faire. La question doit retourner aux Nations unies. Je pense que les Nations unies pourraient prendre efficacement en mains tout problème réel qui se poserait, sans devoir entrer dans les complications de cette aventure, qui est un véritable gâchis à l’heure actuelle. (...)

BBC : Mais ce serait une bonne chose que Saddam Hussein soit écarté du pouvoir. Vous iriez jusque-là, n’est-ce pas ?

LaRouche : Non, nous ne devrions peut-être pas le faire. Nous avons beaucoup de problèmes dans le monde ; beaucoup de gouvernements peuvent avoir des aspects répugnants, mais si nous commençons à faire ce que Hitler menaçait de faire avec Benes en 1938, ou ce qu’il fit en 1939 en Pologne, nous aurons une situation assez compliquée. C’est quelque chose que nous devons éviter. Ce concept de guerre préventive, consistant à se débarrasser de personnes que nous n’aimons pas, est une chose imprudente. Nous n’en avons pas besoin.

BBC : Vous avez mentionné Hitler. Je crois savoir que vous disiez, il y a deux ans, que de nouveaux Adolf Hitler émergeraient, cette fois-ci, aux Etats-Unis. Qui sont ces nouveaux Hitler auxquels vous pensez ?

LaRouche : Ce sont des disciples de feu Leo Strauss. La plupart des personnes dans l’entourage de Rumsfeld et de Cheney, y compris Paul Wolfowitz. Richard Perle est dans le même circuit, tout comme William Kristol.

BBC : Pour ce qui est de Leo Strauss, soyons clairs sur ce qu’il dit.

LaRouche : Leo Strauss était originaire de Marbourg, en Allemagne. C’était un protégé de Carl Schmitt, le responsable des lois d’exception qui ont porté Hitler au pouvoir en 1933. Il en partageait les conceptions, c’était un nietzschéen de cette tendance. Il était clairement fasciste. Et il a produit, depuis l’université de Chicago, des étudiants de première et de deuxième génération, comme Paul Wolfowitz, qui partagent tous ce genre d’idéologie. Le genre d’idéologie d’Hitler dans son bunker.

BBC : C’était Lyndon LaRouche, pré-candidat à l’investiture présidentielle démocrate.

Les deux dernières questions et réponses portant sur la campagne électorale de LaRouche et sur son soutien à la position de Jacques Chirac et de Gerhard Schröder, n’ont pas été retransmises.

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