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Irak : le gouvernement partiel risque d’avoir la vie courte

La rédaction
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Après trois mois de marchandages et de luttes internes, la nouvelle direction irakienne, élue en janvier dernier, a annoncé qu’elle était parvenue à former un nouveau gouvernement... ou presque : dans le cabinet présenté le 3 mai par le Premier ministre Ibrahim Jaafari, il restait cinq postes vacants, et non des moindres ! Le 9 mai, quatre d’entre eux étaient pourvus : un sunnite arabe au ministère de la Défense, un ingénieur du pétrole chiite au Pétrole, un chiite à l’Energie et un sunnite à l’Industrie. Le préposé au ministère des Droits de l’Homme, un sunnite, a rejeté la nomination pour protester contre l’attribution des postes suivant des critères sectaires.

L’incapacité de former un gouvernement est due avant tout aux conflits sectaires et à l’état d’esprit des principaux acteurs, plus motivés par la simple lutte pour le pouvoir que par les besoins urgents de la nation. Au scrutin de janvier, les chiites de l’Alliance irakienne unie, soutenus par le grand ayatollah Ali al-Sistani, l’ont emporté à une majorité écrasante, suivis par les Kurdes et les groupes sunnites n’ayant pas boycotté les urnes. Jaafai voulait une représentation sunnite symbolique au gouvernement, mais il refusa nombre de candidats proposés par les groupes en question, en raison de leurs liens passés avec le régime de Saddam Hussein.

Si la participation sunnite est nécessaire pour donner une apparence d’unité nationale, Jaafari et ses alliés hésitent à accorder du pouvoir aux dirigeants sunnites qui ont une vraie base politique en Irak. Par conséquent, la composition du cabinet revêt un caractère illusoire. Ghazi al-Yawer, l’ancien président par intérim qui dirigea le comité de sélection des candidats sunnites aux différents postes, a boycotté la session. De même, l’ancien Premier ministre Ayad Allaoui était officiellement « absent ».

La position du nouveau gouvernement est intenable. Si l’on veut mettre fin à la résistance, menée en grande partie par les sunnites, et empêcher l’escalade vers une véritable guerre civile et ethnique, il est indispensable de réaliser une réconciliation avec les couches politiques baassistes, majoritairement sunnites, qui étaient associés au gouvernement, au fonctionnariat et à l’armée de l’ancien régime. Tant que les nouveaux dirigeants rejetteront cette approche, la résistance se renforcera et le spectre de la guerre civile planera à l’horizon.

Ce nouveau gouvernement a pour tâche de rédiger un projet de Constitution d’ici août 2005 et d’organiser des élections pour décembre au plus tard. Mais compte tenu de la difficulté à former un gouvernement, on voit mal comment les différents éléments pourraient s’accorder sur une Constitution. De l’avis de sources arabes bien informées, ce gouvernement tiendra tout au plus trois mois avant que le chaos ne s’installe.

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