Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Irak : le mariage forcé ne marchera pas

La rédaction
visites
837
commentaire

Le plan américain visant à instaurer un gouvernement fantoche en Irak ressemble à un mariage forcé où le marié ne se présente pas et où le proconsul américain Paul Bremer se trouve dans le rôle embarrassant de père de la future épouse.

Suivant un accord conclu le 15 novembre entre l’Autorité provisoire de la coalition (APC), dirigée par Bremer, et le Conseil de gouvernement irakien (CGI), une assemblée composée de personnes choisies lors de meetings régionaux serait chargée de créer un gouvernement « intérimaire ». Mais l’ayatollah Al-Sistani, la plus haute autorité chiite, refuse ce plan, ce qui signifie qu’il ne sera pas mis en œuvre. Il demande à la place la tenue d’élections en bonne et due forme, à la fois pour le Parlement et pour une Assemblée constituante. A la suite de discussions avec Adnan Pachachi du CGI, le 10 janvier, il a confirmé cette position, précisant que tout Parlement et toute Constitution établis dans le cadre du « plan Bremer » seraient illégitimes. Selon son porte-parole, Al-Sistani a dit au CGI : « Le mécanisme idéal [du transfert du pouvoir], ce sont des élections qui, selon nombre d’experts, peuvent être tenues dans les mois à venir avec un degré acceptable de crédibilité et de transparence. Si l’assemblée transitionnelle est formée à l’aide d’un mécanisme dépourvu de la légitimité nécessaire, le gouvernement n’aura pas la possibilité de remplir une fonction utile. (...) De nouveaux problèmes se poseront qui ne feront qu’attiser les tensions. »

Le 15 janvier, 35000 chiites ont manifesté à Bassora, en soutien au chef spirituel, scandant « Non à l’Amérique » et « Oui à Al-Sistani ». Deux représentants de l’ayatollah ont livré un message clair et net à Washington, par l’intermédiaire de la presse internationale : si Bremer n’accepte pas la tenue d’élections, Al-Sistani pourrait émettre une FATWA à ce sujet, que les fidèles seront tenus de respecter. Le chef suprême des chiites prévoit une conférence de presse pour le 10 février afin d’expliquer pourquoi il considère le CGI et les plans de Bremer comme illégaux.

Sur le front Nord, les Américains rencontrent d’autres difficultés avec leurs « partenaires » kurdes. Les deux grands partis, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) et le Parti démocrate du Kurdistan (PDK), exigent le maintien de l’autonomie dont ils jouissaient sous Saddam Hussein et de la part non négligeable des recettes pétrolières qui leur revenait. D’autre part, leurs cinq représentants au sein du CIG ont soumis une résolution prévoyant que la ville de Kirkuk soit incluse dans le « Kurdistan historique », lequel devrait, selon eux, obtenir un statut autonome dans un Irak fédéral.

Or le gouvernement turc s’oppose vigoureusement à un tel arrangement, redoutant que la proclamation d’une entité kurde ne mène à celle d’une entité turkmène. La Syrie rejette également toute transition vers une indépendance kurde, comme l’a confirmé le président syrien Bachar Al-Assad lors de sa visite historique en Turquie, début janvier. Ce sujet a été abordé lors des discussions d’Abdel Aziz al-Hakim, dirigeant chiite et membre du CGI, avec les gouvernements turc et iranien. Toute concession vis-à-vis des ambitions kurdes déclenchera inéluctablement des tensions ethniques et, partant, une guerre civile, comme le confirment les affrontements sanglants qui se sont déroulés ces deux dernières semaines à Kirkuk, opposant Arabes et Turkmènes aux Kurdes. Le 18 janvier, le chef du PDK, Massoud Barzani, a fait savoir qu’avant d’approuver tout gouvernement irakien provisoire, il voulait obtenir la garantie d’une extension de la région autonome kurde et le ferme engagement d’en expulser les Arabes.

Contactez-nous !

Don rapide