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Irak : les Etats-Unis doivent transférer le pouvoir à l’ONU

La rédaction
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Dès l’année dernière, Lyndon LaRouche avait averti que si les Etats-Unis lançaient une guerre contre l’Irak, ils se retrouveraient embourbés dans un « Vietnam du désert ». Aujourd’hui, il appelle le gouvernement américain à regarder la réalité en face avant qu’il ne soit trop tard : l’Amérique doit renoncer au statut de puissance occupante et laisser aux Nations unies le soin de gérer le processus menant à la création d’un gouvernement souverain, indépendant et légitime pour le pays.

L’évaluation de LaRouche se voit confirmée par la récente escalade en Irak, où l’on assiste à une véritable « guerre de partisans » contre les forces d’occupation anglo-américaines. La violence est désormais endémique : attaques quotidiennes à la grenade et par francs-tireurs, sabotage d’oléoducs et d’autres équipements, attentats à l’explosif lourd, comme ceux perpétrés contre l’ambassade de la Jordanie ou le quartier-général de l’ONU à Bagdad. On constate aussi une montée des tensions ethniques et religieuses. Des émeutes entre turkmènes et kurdes ont éclaté le 23 août dans le nord de l’Irak, suivies le lendemain par la tentative d’assassinat d’un important ayatollah chiite, Mohammed Said Hakim.

Ce n’est une surprise pour personne. Les Irakiens, qui ont une longue histoire de résistance contre l’occupation, ont conduit la guérilla contre les Britanniques après la Première Guerre mondiale et renversé en 1958 la monarchie hachémite imposée par la Grande-Bretagne. Les importantes forces militaires et de sécurité qui composaient l’appareil de Saddam Hussein fournissent les hommes, les moyens et les compétences pour mener la guérilla contre les forces d’occupation - soutenues en cela par la majorité de la population.

Commentant l’attentat meurtrier contre l’ONU, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, l’a classé parmi les attaques terroristes ayant lieu une fois par mois à l’échelle mondiale. Pour lui comme pour bien d’autres, les responsables de cet attentat sont des « terroristes » qui se sont infiltrés en Irak. Pourtant, comme l’ancien coordinateur pour l’ONU en Irak, Hans von Sponeck, l’a déclaré le 20 août à la radio allemande DLF, « la tentation de mettre [la violence] sur le dos d’étrangers, d’Arabes venant des pays voisins ou de loyalistes à Saddam » constitue « une interprétation erronée de la situation en Irak », dans la mesure où c’est « l’ensemble du peuple [irakien] qui est en colère ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a estimé, dans un entretien avec RTL le 23 août, que pour renverser le processus de « décomposition » en Irak, le peuple irakien doit retrouver sa souveraineté. « La question que nous nous posons, c’est de savoir si la logique dans laquelle nous sommes engagés, qui est une logique essentiellement sécuritaire, est la bonne. Nous pensons qu’il faudrait très rapidement substituer à une logique d’occupation une logique de souveraineté. » De Villepin rejoint ainsi les diplomates russes et chinois qui s’opposent à la nouvelle résolution introduite par les Etats-Unis, réclamant une aide militaire et financière de l’étranger sans que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne abandonnent le contrôle militaire du pays. A moins que les Irakiens aient le sentiment de diriger eux-mêmes leur pays, « le risque, c’est de voir le piège irakien s’approfondir, c’est de voir ce cycle de violence s’aggraver ».

Pour y remédier, selon le ministre français, « la première exigence est de renforcer l’autorité du Conseil de gouvernement irakien, et très rapidement de s’engager vers un gouvernement provisoire avec une perspective d’élection, dans un calendrier très resserré, peut-être avec une échéance d’ici la fin de l’année, pour élire une assemblée constituante ». Il propose que le Conseil de sécurité adopte une résolution allant dans ce sens. Reste à savoir si le gouvernement français s’en tiendra à ces bonnes paroles ou s’il s’efforcera réellement de mettre l’ONU au poste de commande. Il faut se rappeler que la résolution du 14 août, « saluant » le Conseil de gouvernement provisoire, a été adoptée à 14 voix contre 0, seule la Syrie s’étant abstenue. C’est à cause de cette résolution que l’ONU est devenue une cible de la résistance.

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