Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Irak : provocations en vue d’une guerre civile

La rédaction
visites
625

Le seul but des ignobles attentats du 2 mars contre des fidèles chiites dans les lieux saints de Bagdad et de Kerbala ne peut être que de provoquer une guerre civile entre chiites et sunnites. C’est grâce à la plus haute autorité chiite, l’ayatollah al-Sistani, ainsi qu’à ses homologues sunnites, qu’un cycle infernal de représailles et contre-représailles a pu être évité. Al-Sistani a appelé la population à garder le calme et l’unité, face à une provocation évidente destinée à diviser le pays. Les dirigeants sunnites ont, de leur côté, refusé de tomber dans le piège et les responsables religieux de Fallujah ont appelé à des dons sanguins pour sauver des vies à Kerbala et à Bagdad.

Il n’y a aucun doute que le but de ces attentats était de provoquer une guerre civile. Tout le monde savait que de 2 à 3 millions de Chiites étaient attendus dans la ville sainte de Kerbala le 2 mars, pour commémorer l’anniversaire du martyr du troisième Immam Hussein, qui est le jour le plus sacré pour les chiites. C’était en effet la première fois, depuis des décennies, que les chiites irakiens pouvaient librement commémorer cette fête, notamment à Kerbala et à Bagdad. La veille, le 1er mars, des manifestations politiques avaient eu lieu à Kerbala et ailleurs pour dénoncer l’occupation étrangère, et plus de 100 000 personnes étaient descendues dans les rues de Bagdad pour réclamer des élections. Présentant la politique de l’ayatollah al-Sistani, le dirigeant du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), Abdul Aziz al-Hakim, a déclaré à la foule qu’il fallait organiser des élections le plus tôt possible, car elles représentent la seule solution légitime.

Dans une déclaration faite immédiatement après les attentats, al-Sistani affirma : « Nous appelons tous les fils du peuple irakien à faire preuve de plus de prudence et à être conscients des plans de l’ennemi et de ceux qui ont des ambitions dans notre pays, et je les exhorte à œuvrer sérieusement, à resserrer les rangs et à parler d’une seule voix, pour que ce pays blessé retrouve rapidement sa souveraineté, son indépendance et sa stabilité. » Des propos semblables ont été tenus par le secrétaire général des dirigeants religieux d’Irak, Harith al-Dhari, un dirigeant sunnite dont le frère a péri récemment au cours d’un acte criminel attribué aux « chiites ».

De leur côté, les puissances occupantes se sont empressées de pointer du doigt Al-Qaida. Le vice-président Cheney déclara à la télévision américaine qu’il était pratiquement certain qu’Al-Qaida et Abu Mussab Al-Zarqawi étaient impliqués dans ces attentats. D’autres responsables américains ont fait de même, à commencer par le proconsul Paul Bremer. Pourtant, la participation d’al-Zarqawi, présenté comme un militant islamiste jordanien proche d’Al-Qaida, n’est que pure spéculation. Par contre, il est clair qu’en s’en servant comme prétexte, certains cherchent à provoquer une guerre civile en Irak. L’EIR enquête sur un éventuel réseau anglo-israélien qui chercherait à neutraliser les dirigeants chiites modérés en Irak, afin de « justifier » la pousuite de l’occupation et un éventuel partage du pays suivant des critères religieux et ethniques.

Contactez-nous !