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Iran, Brésil, Turquie : accord historique sur le combustible nucléaire

La rédaction
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29 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) — A la demande expresse de membres clés du Conseil de sécurité des Nations unies – notamment le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov – l’Iran a formellement présenté à l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) l’accord signé le 17 mai avec la Turquie et le Brésil.

Celui-ci prévoit que l’Iran échange avec la Turquie 1200 kg de ses réserves d’uranium faiblement enrichi (à 3,5%) contre 120 kg d’uranium enrichi à 20% pour son réacteur de recherche qui produit des radio-isotopes indispensables pour le secteur médical.

Or, plutôt que de favoriser cette ouverture historique, le président Obama a tenté de faire adopter par le Conseil de sécurité de l’ONU de nouvelles sanctions contre Téhéran, malgré sa promesse de lever toute objection à la production par l’Iran d’uranium faiblement enrichi dans le cas d’un tel transfert. Une explication de ce revirement est l’attitude du gouvernement Netanyahou en Israël, extrêmement hostile à cet accord tripartite, qui pourrait ralentir l’application des sanctions et dissuader d’une attaque contre les équipements nucléaires iraniens.

Toutefois, il semble que « l’équipe de sécurité nationale » d’Obama – qui comprend le secrétaire à la Défense, Robert Gates, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le conseiller à la Sécurité nationale James Jones et le chef d’état-major des armées des Etats-Unis, Mike Mullen — s’oppose fermement à toute attaque préemptive israélienne et à des sanctions provocatrices.

Ailleurs, cet accord tripartite a été bien accueilli. Le 23 mai, le journal turc Zaman rapportait que le Premier ministre Erdogan avait envoyé une lettre à Barack Obama, lui proposant de tirer avantage de la déclaration entre l’Iran, la Turquie et le Brésil, qui « n’a pas fermé le dossier sur le programme nucléaire iranien, mais a ouvert une porte importante vers une solution diplomatique ». La lettre fournit aussi des détails de l’accord sur l’uranium et note que la Turquie poursuivra ses efforts dans ce sens. Erdogan a aussi envoyé une lettre à 26 pays – y compris tous les membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – expliquant que l’accord d’échange nucléaire permettrait de résoudre la dispute nucléaire entre l’Occident et l’Iran.

Le 20 mai, Sergueï Lavrov a déclaré depuis Rome : « Nous sommes favorables à ce que l’Iran dépose dès que possible une demande auprès de l’AIEA. (…) Cela ne devrait pas être entravé par des discussions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. » Quant au président Dmitri Medvedev, il a immédiatement saluéla nouvelle. Selon l’agence russe Interfax, la Russie continuera sa coopération avec l’Iran sur la centrale nucléaire de Bouchehr et la livraison de missiles défensifs S-300.

L’Organisation de la conférence islamique (OCI) a accordé tout son soutien à cet accord. Son secrétaire général, Ekmeleddin Ihsanoglun, a déclaré le 20 mai, après un sommet de deux jours, que « les membres de l’OCI saluent cet accord de transfert nucléaire [et] le soutiennent (…) Nous demandons aux organisations internationales compétentes de lui accorder [aussi] leur soutien. »


Article : LaRouche : Alliance des 4 puissances : en finir avec la mondialisation


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