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Iran : le message des élections présidentielles

La rédaction
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Le raz-de-marée qui a propulsé à la tête de l’Etat iranien le maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, loin devant l’ancien président Akhbar Hasehmi Rafsandjani, délivre à la classe politique iranienne et à la communauté internationale, notamment au gouvernement américain, plusieurs messages dénués d’ambiguïté. Le score de 61,6 % des suffrages obtenu par Ahmadinejad au deuxième tour des présidentielles, le 24 juin, s’explique par deux facteurs principaux : la crise économique et la rage contre le gouvernement américain. Les démunis, tant dans les grandes villes que dans les zones rurales, ainsi que les jeunes, dont beaucoup sont au chômage, ont voté en masse pour le candidat ultra-conservateur. Ahmadinejad se présentait lui-même comme « le petit serviteur de la nation iranienne et balayeur de rues », une sorte de Robin des bois luttant contre les riches et les corrompus. Maire de Téhéran, il a créé un impôt sur les immeubles de prestige afin de financer des logements à faible loyer et a fait construire des routes et des ponts pour atténuer les embouteillages dans la capitale.

Attisant la rage contre Washington, des émissions de télévision et de radio sponsorisées par les Etats-Unis ont été captées en Iran, apparemment émises depuis Prague via les Emirats arabes unis, l’Irak et le Pakistan, discréditant le processus électoral et appelant à boycotter les urnes. On soupçonne aussi la main américaine dans les explosions ayant frappé Khuzestan et Téhéran. Contrairement à Rafsandjani, Ahmadinejad n’a pas appelé à un rapprochement avec Washington, déclarant même que « l’Iran n’a pas besoin de liens imposés avec les Etats-Unis. (...) Les Etats-Unis ont coupé les liens avec la République islamique afin d’affaiblir la nation iranienne et c’est aussi ce que font ceux qui sont favorables à la reprise de ces relations . »

Même avant le deuxième tour, le camp des réformateurs avait dénoncé les irrégularités et les intimidations prévisibles, mettant en garde contre des manipulations électorales flagrantes.

Fils de forgeron, le nouveau Président possède un doctorat en ingénierie et en planification des transports, d’après l’IRNA. Avant de devenir maire de Téhéran, il a été gouverneur de l’Azerbaïdjan occidental et de l’Ardebil, ainsi que conseiller culturel au ministère de la Culture et de l’Education supérieure. En 1986, il a été nommé commandant de la Garde révolutionnaire dans les forces spéciales. Dans une interview accordée à l’IRIB avant sa victoire, il a évoqué sa vision de la politique étrangère, domaine dans lequel il n’a d’ailleurs pas d’expérience : elle serait basée, en principe, sur « l’établissement de la paix et de la justice à l’échelle mondiale ». La priorité serait donnée aux « relations avec nos voisins immédiats, puis avec les pays qui appartenaient jadis à la zone de civilisation iranienne, puis avec les Etats musulmans et, enfin, avec tous les pays qui ne sont pas hostiles » à l’Iran.

Ahmadinejad a déclaré que la structure des Nations unies était unilatérale et biaisée à l’encontre du monde islamique. L’énergie nucléaire fut un thème important de sa campagne. Concernant la controverse sur le programme iranien, il estime que « le problème peut être résolu en usant de prudence et de sagesse », tout en réaffirmant le droit de son pays à cette technologie. Dans son premier discours présidentiel, il a déclaré son intention de poursuivre les négociations avec les Européens, en rappelant que l’Iran n’a « pas vraiment besoin » de liens avec les Etats-Unis. Pour ce qui est de la politique économique, Ahmadinejad a proposé d’inverser le processus de privatisation et de lancer un programme de reconstruction nationale.

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