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Iran : nouveaux avertissements contre une attaque américaine

La rédaction
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Alors que le parti de la guerre autour de Bush et Cheney reste déterminé à attaquer l’Iran, un nombre grandissant d’experts militaires, d’analystes et d’hommes politiques s’y opposent, soulignant les conséquences dramatiques qu’entraînerait une telle offensive.

Le 1er octobre, le centre de recherche canadien Global Research a publié un rapport sur le renforcement de la présence américaine dans le golfe Persique et la Méditerranée orientale. Pour son auteur Michael Chossudovsky, les déploiements navals effectués dans la région concernent directement l’Iran, et non pas, comme le prétend la version officielle, la situation en Irak ou en Afghanistan. Voici, par exemple, ce qu’il écrit au sujet de l’escadrille accompagnant le porte-avions USS Enterprise : « Ces bâtiments de guerre transportent des équipements qui ne sont pas destinés à ces deux théâtres de guerre (...) comme des chasseurs et des dragueurs de mine. Par contre, ce genre de capacités est indispensable pour maintenir le détroit d’Hormuz navigable. En outre, l’Enterprise est accompagné d’une multitude d’unités d’infiltration, d’attaque aérienne et de déploiement rapide. » Il attire l’attention en particulier sur un escadron d’hélicoptères spécialisé dans le combat anti-sous-marins, l’Iran étant le seul pays de la région à en disposer. En outre, une escadrille de combat autour du porte-avions Eisenhower fait route vers le nord de l’océan Indien.

Le général John Abizaid, actuellement chef du commandement central de l’Armée américaine, est cité ainsi dans Aviation Week : « Je ne veux pas sous-estimer l’Iran. Ses forces conventionnelles ont une orientation défensive, mais ses forces du renseignement sont offensives. Traditionnellement, l’Iran a conduit une campagne asymétrique dans la région et continue de le faire. » Selon lui, Téhéran recherche « une percée nucléaire à des fins militaires ». La revue laisse entendre que le général serait favorable à des attaques aériennes pour ralentir le programme nucléaire. Pour ce qui concerne la riposte iranienne, Abizaid mentionne : le blocus du détroit d’Hormuz, des attaques par missile « qui peuvent infliger beaucoup de dégâts » et le terrorisme.

Citons aussi Abbas Bakhtiar, un auteur iranien installé en Norvège, qui a publié dans Scoop, Independent News un article intitulé « Les États-Unis contre l’Iran : la guerre hybride ». Il fournit davantage d’informations qu’on n’en dispose généralement sur les capacités iraniennes : ses forces aériennes et navales, sa puissance de feu balistique, etc. Le Dr Bakhtiar mentionne la multiplication récente de manoeuvres militaires, toutes orientées vers une mobilisation totale en cas d’attaque.

Il estime que l’Iran utilisera ses forces régulières et irrégulières pour mener une guerre à la fois conventionnelle et asymétrique ; c’est ce qu’il appelle « une guerre hybride ». Selon ses chiffres présente, l’Iran dispose d’une armée régulière de 350 000 soldats pour la guerre conventionnelle, plus 100 000 autres dans le Corps des gardiens de la Révolution, ainsi que 100 000 bassidjis (volontaires). A cela, il faut ajouter les 350 000 réservistes de l’Armée, et jusqu’à 300 000 bassidjis de réserve. Enfin, il compte entre 45 et 60 000 policiers et gardes frontaliers du ministère de l’Intérieur.

Dans l’hypothèse d’une guerre asymétrique terrestre, l’Iran pourrait envoyer des forces combattantes en Irak, affaiblissant les forces américaines et anglaises sur place et perturbant leurs lignes de ravitaillement. Quant à la guerre asymétrique dans le golfe Persique, l’Iran tenterait de bloquer le détroit d’Hormuz. Bakhtiar souligne que la Garde révolutionnaire dispose de sa propre marine de 20 000 hommes, équipée de mines spéciales anti-sous-marins à l’attache, de petits bateaux d’attaque rapides et de lance-torpilles. Si les Iraniens entendent couper l’approvisionnement pétrolier, ce que Bakhtiar estime être le cas, ils pourraient détruire par missile des pétroliers, des puits de pétrole et d’autres installations afférentes. Quant à la stratégie de guerre hybride, l’auteur observe que les Iraniens s’y préparent depuis 1980, et que, plus récemment, ils ont suivi de près l’expérience américaine en Irak et en Afghanistan.

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