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Iran : où les marins anglais ont-ils réellement été capturés ?

La rédaction
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Selon Londres, les marins du HMS Cornwall furent pris, le 23 mars, dans les eaux territoriales irakiennes. Affirmations problématiques, selon Craig Murray, ancien chef de la section maritime du Foreign and Commonwealth Office, aujourd’hui chancelier de l’université de Dundee en Ecosse. Dans une déclaration mise en ligne le 28 mars (www.craigmurray.co.uk/archives/2007/03/fake_maritime_b.html), M. Murray cite deux aspects « colossaux » : d’abord, la frontière irano-irakienne maritime telle qu’elle est dessinée sur la carte montrée par le gouvernement britannique n’existe pas, elle a été tracée par le gouvernement britannique ! « Seuls l’Irak et l’Iran sont habilités à définir leur frontière commune, et ils ne l’ont jamais fait dans le golfe Persique, seulement à l’intérieur du Chatt al-Arab, parce qu’il s’agit aussi de la frontière terrestre. » Par conséquent, selon Murray, la frontière exhibée par Londres « est un faux, sans légitimité juridique ».

Deuxièmement, quand bien même « on accepterait les coordonnées fournies par la Grande-Bretagne pour la position du HMS Cornwall et de l’incident, tous deux sont bien plus proches du territoire iranien qu’irakien ».

Le 23 mars, Craig Murray avait déjà soulevé la question de l’inexistence de frontière maritime, observant que les forces anglaises n’ont pas le droit d’accoster des navires dans les mers de la région : la Convention de l’ONU sur le droit de la mer (CNUDM) comporte une forte présomption de liberté de « passage innocent » pour les navires marchands, « notamment à travers les détroits comme ceux d’Ormuz, et dans les eaux territoriales et internationales ». Le 26 mars, Craig Murray revenait à la charge : accoster des bâtiments dans la limite de douze miles marins, dans une région où les frontières sont disputées, constitue une provocation inutile. D’autant plus que les marins ne cherchaient pas des armes, mais des véhicules qu’on transportait en contrebande pour éviter de payer les droits de douane. « Quelle relation entre la marine royale britannique et des fraudeurs du fisc iranien ou irakien ? »

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