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Iraqgate : le sénateur Byrd exige une enquête

La rédaction
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Dans un discours au Sénat le 24 juin, le sénateur Robert Byrd, démocrate de Virginie occidentale, a réitéré son appel à des « auditions exhaustives au Congrès sur la guerre en Irak ». Pour lui, « le Congrès a l’obligation d’enquêter publiquement sur l’utilisation du renseignement par le gouvernement. Nous devons refuser de prendre la voie de la dissimulation. Ce serait notre perte. »

Pour la première fois de leur histoire, rappela le sénateur, « les Etats-Unis sont partis en guerre sur la base de rapports de renseignement prétendant qu’un pays menaçait notre nation. Le Congrès ne doit pas se contenter des procédures habituelles pour examiner cette question extraordinaire. (...) Aucun substitut à une enquête bipartisane exhaustive par le Congrès n’est acceptable. »

Les auditions actuelles sont « timides » et celles que l’on propose de tenir à huis clos seraient insuffisantes par rapport aux nécessités de la situation. « Le congrès doit ouvrir une enquête immédiate sur les renseignements qui ont été présentés au peuple américain concernant les estimations faites avant guerre sur les armes de destruction massive de Saddam, et sur la façon dont ces renseignements auraient pu être utilisés abusivement. »

Pour ce doyen du Sénat, c’est bel et bien le Président qui semble vouloir réviser l’histoire, et non les opposants à la guerre, que Bush avait qualifiés de « révisionnistes de l’histoire ». Il a noté que « sept semaines après l’annonce officielle de la victoire dans la guerre en Irak, nous n’avons vu aucun élément de preuve étayant ses accusations de dangers graves, d’armes chimiques, de liens avec Al-Qaida ou d’armes nucléaires. »

Kucinich : « Que savait Cheney ? »

Suite à la campagne lancée par Lyndon LaRouche pour déterminer ce que le vice-président Cheney savait, et depuis quand, au sujet de la manipulation des renseignements concernant l’Irak, le député démocrate d’Ohio, Dennis Kucinich - également candidat à l’investiture présidentielle du Parti démocrate - a déposé un amendement qui obligerait le directeur de la CIA à conduire un audit sur « toutes les communications téléphoniques et électroniques entre la CIA et le bureau du vice-président, en rapport avec les armes de destruction massive obtenues ou développées par l’Irak avant l’opération Iraqi Freedom [la guerre], à partir du 11 septembre 2001. »

En défendant son amendement, le 24 juin, Kucinich a fait remarquer qu’il n’existait pas de stock important d’ADM en Irak au moment de l’invasion américaine et que, par conséquent, l’Irak ne représentait aucune menace imminente pour les Etats-Unis, contrairement à ce que prétendait le gouvernement américain.

Reste donc à déterminer, selon le député de l’Ohio, si le gouvernement a obligé la CIA à « fournir des renseignements bruts, non diffusés, qu’elle savait non fiables » afin de justifier une guerre. Le premier exemple cité par Kucinich est l’affirmation du président Bush, dans son discours sur l’état de l’Union du 28 janvier 2003, selon laquelle Saddam Hussein aurait cherché récemment à obtenir des quantités considérables d’uranium en Afrique. Le deuxième exemple concernait le fait que l’Irak aurait tenté d’acheter des tuyaux en aluminium utilisables pour la production d’armes nucléaires. Or ces deux affirmations étaient fausses, a observé Kucinich.

« Le vice-Président a-t-il agi de telle sorte que de fausses informations deviennent la raison officielle pour laquelle le Président a lancé la guerre contre l’Irak ? », se demandait-il. Il cita un rapport du Washington Post du 5 juin selon lequel « Cheney et son adjoint le plus haut placé ont fait de nombreuses visites à la CIA au cours de l’année passée afin d’interroger les analystes chargés d’étudier les programmes d’armements irakiens et les liens supposés avec Al-Qaida, créant un environnement dans lequel certains analystes se sont sentis incités à adapter leurs évaluations aux objectifs politiques de l’administration Bush. ». D’après lui, Cheney « savait ou aurait dû savoir que les documents censés démontrer que l’Irak avait acheté de l’uranium au Niger étaient des faux », citant à l’appui le rapport du directeur de l’AIEA, El Baradei, au Conseil de sécurité. « Pourtant le 16 mars, soit neuf jours plus tard, le vice-président a répété cette fausse information à la télévision nationale », affirmant que Saddam Hussein, « avait reconstitué des armes nucléaires ». Or, Cheney savait depuis un an qu’il s’agissait de faux, poursuivit Kucinich, citant un rapport du New York Times selon lequel le bureau du vice-président avait commandité une enquête sur l’affaire de l’uranium.

« Ainsi, des rapports publics indiquent que le vice-président a fait des affirmations non fondées et qu’il a rendu visite à la CIA, donnant à penser aux analystes (...) qu’un certain type de conclusion était souhaité. En somme, cet amendement cherche à obtenir l’ouverture d’une enquête sur le rôle que le vice-président aurait eu dans la diffusion par la CIA d’informations non fiables, brutes, jusque-là non diffusées et fausses sur la menace que représentait l’Irak pour les Etats-Unis. »

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