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Irlande : Mourir pour la City ?

La rédaction
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La menace existentielle posée par la politique de renflouement dans l’Union européenne est ouvertement remise en cause en Irlande. En réponse à la rumeur selon laquelle l’Anglo Irish Bank aurait besoin de 25 milliards de dollars de plus, Finton O’Toole, du Irish Times, écrivait dans l’édition du 7 septembre : « Le choix est désormais brutal : allons-nous continuer à être de bons Européens, au prix de la destruction de notre propre société, ou allons-nous devenir de ’mauvais Européens’, perdant la confiance de nos partenaires européens, mais en nous sauvant ? On en arrive à un point de crise existentielle où même le plus docile des pays doit donner la priorité à ses intérêts nationaux vitaux. Nous sommes arrivés à ce point. »

Il faut savoir que le fameux « miracle économique irlandais » reposait sur le dessein de faire de Dublin le centre bancaire offshore pour les banques et hedge funds de la City de Londres. Suite au krach, ce miracle a montré son véritable visage de fléau. 46 milliards d’euros des contribuables irlandais ont déjà été déversés dans des banques insolvables, mais il y a pire encore : en 2008, le gouvernement s’est engagé à garantir l’ensemble des dépôts et passifs du système bancaire, à hauteur de 440 milliards d’euros. Un sauvetage des intérêts de la City et du système euro au prix d’une austérité sauvage : près d’un milliard de coupes dans les programme sociaux, baisse de 10 à 20% des salaires de la fonction publique, impôt spéciaux sur tous les salaires, gel des investissement, etc. dans un pays que l’on a forcé à adopter le Traité de Lisbonne à grand renfort de promesses.

Selon différents articles, le plan de sauvetage irlandais s’appuyait sur les conseils de David McWilliams, un ancien directeur de UBS AG.. Officiellement d’appartenance suisse, UBS est néanmoins en train de construire ce qui sera le plus grand immeuble de la City de Londres, afin d’y installer ses bureaux londoniens. Si l’on peut se réjouir du fait que l’Office of the Director of Corporate Enforcement et le Garda Fraud Bureau, qui enquêtent sur d’éventuelles fraudes criminelles dans l’affaire de l’Anglo Irish Bank, aient étendu leur enquête au Royaume-Uni, pour y interroger un conseiller financier, les sommes en question sont dérisoires par rapport aux milliards que les banques et fonds de placement restés anonymes de la City ont prêtés aux banques irlandaises, et que les contribuables sont invités à rembourser.

La dette extérieure totale de l’Irlande, pays de 6 millions d’habitants, s’élève à 843,8 milliards de dollars. Sur ce, la dette publique n’en représente que 29,7 milliards, alors que les banques privées irlandaises y sont pour 168,6 milliards et les entreprises privées non bancaires pour la somme astronomique de 421,7 milliards. Le reste, 222,7 milliards, s’inscrit dans la rubrique « autres expositions », à savoir la valeur de marché des produits dérivés, obligations sur crédit et garanties.

Sans l’austérité, c’est cette pyramide financière anglo-européenne qui s’effondrerait.

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 16/09/2010 - 00:21

    En 1920 après les révoltes réprimées dans le sang par les anglais de très nombreux irlandais sont partis pour les stètes !

    Et aujourd’hui que vont-ils faire ?

    Les anglais doivent bien rire à Belfast ils n’attendent que cela pour récupérer cette province ..... Perfide Albion ! comme d’hab !

    • Mario • 22/09/2010 - 12:28

      il est temps pour le retour du Glass Steagell partout dans le monde et faire que les banques doivent être en faillite. C’est la seule solution ainsi qu’un retour au taux de change fixe. Sinon, l’esclavage attends les populations.

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  • Benoit • 16/09/2010 - 11:39

    Sans oublier le fait que Anglo Irish Bank fait partie du Groupe Inter Alpha de Banques, celui-là même qui aujourd’hui fait le plus de lobbying pour empêcher un retour au Glass-Steagall de Roosevelt. La campagne de Barney Frank en est la preuve.
    Le Groupe Inter Alpha a été créé en 1971 pour profiter du passage aux taux de change flottants entre les monnaies après la fin des accords Bretton Woods. Toutes les banques qui le constituent ont, de près ou de loin, financé le nazisme et le fascisme.
    Pour les anglophones, allez regarder cette vidéo :
    http://larouchepac.com/node/15754

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