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Irlande : c’est parti pour l’austérité !

La rédaction
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9 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) – L’ancienne « grande réussite » de l’Europe de Maastricht, l’Irlande, est aujourd’hui lourdement touchée par la crise et s’oriente vers des politiques d’austérité drastiques.

Hier, le gouvernement irlandais a annoncé deux nouvelles orientations. La première, la création d’une agence d’Etat pour acheter 80 milliards de produits toxiques des banques ; la seconde, la mise en place d’une politique d’austérité sans précédent dans le pays.

Les coupes budgétaires correspondent à la réduction des allocations à l’enfance et aux chômeurs, au gel des projets ferroviaires et routiers, et à une augmentation conséquente des impôts, dont un impôt de 2% sur les retraites.

Le ministre des Finances Brian Lenihan admet que « ces mesures vont réduire les niveaux de vie », mais dit ne pas voir d’autre solution pour endiguer la hausse du déficit budgétaire qui atteint 13% du PIB, la limite légale dans la Zone Euro étant de 3%. Est également attendue une contraction de l’économie de l’ordre de 7,7% cette année.

L’homme de la City de Londres, Ambrose Evans Prichard, rappelait dans le Daily Telegraph d’hier que l’Irlande n’avait pas seulement vu la notation de sa capacité à rembourser sa dette dégradée, mais qu’elle fait également face à une chute de ses exportations. 50% de celles-ci allaient en direction des Etats-Unis et du Royaume-Uni, mais le marché américain s’est effondré et la valeur de la Livre anglaise est tombée, rudoyant les exportateurs.

Le secteur financier aujourd’hui dévasté représentait 10% du PIB. En tant que membre de la Zone Euro, l’Irlande n’a ni le droit de dévaluer sa monnaie, ni la possibilité de générer du crédit en dehors du bon vouloir de la Banque centrale européenne. La seule solution dans le système : couper les budgets.

Le délégué aux Finances du parti d’opposition, le Fin Gael (centre-droit), Richard Bruton, explique que la dette publique pourrait atteindre 120%, alors que le gouvernement continue a renflouer les banques, et pose la question : « Qui va renflouer le contribuable ? »

On ne sait pas encore comment la population va réagir, ce que l’on sait, c’est qu’en février, 100000 personnes ont déjà manifesté contre les coupes budgétaires…


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