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Irlande : le Fine Gael déjà sous pression de la colère populaire

La rédaction
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1er mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que les négociations entre le Fine Gael et le Parti travailliste (Labour) ont commencé hier pour former le nouveau gouvernement irlandais, le deuxième syndicat irlandais UNITE a appelé le Labour à rejeter toute alliance avec ce parti de centre-droit favorable à l’austérité.

« Le peuple n’a pas donné au Fine Gael une majorité absolue » , explique dans un communiqué Jimmy Kelly, le secrétaire régional de UNITE. En effet, le Fine Gael a remporté 76 sièges alors qu’il en faut 84 pour atteindre la majorité absolue. « Leurs politiques de privatisation, d’austérité et de baisse des revenus n’a pas recueilli un soutien suffisant et ne devrait pas être facilitées (…) Le Labour a une occasion historique de devenir le chef de file officiel d’une opposition étendue coalisant la gauche. (…) Nous voyons désormais la fin du vieux clivage politique périmé qui dominait l’Irlande depuis les années 1930. La ligne de fracture politique n’est plus déterminée par le Fianna Fail qui a été totalement rejeté. (…) L’opposition, avec à sa tête le Labour et composée du Sinn Fein, de l’Alliance de la gauche unie et d’indépendants comptera 60 sièges (…) Lorsque Eamon Gilmore [Président du Labour] discutera avec Enda Kenny [Président du Fine Gael], il devra lui dire que s’en est fini de la vieille politique. Le Labour n’attendra plus. Si le Fine Gael veut former un gouvernement, ils ne doivent pas s’attendre à ce que la gauche joue le rôle de béquille ou de garde-boue. Ils doivent plutôt chercher du côté de ceux qui ont la même politique et la même psychologie, comme le Fianna Fail ou les indépendants de droite. (…) Le Labour doit rechercher l’intérêt de la nation et des travailleurs et créer de nouvelles alliances, avec la gauche au Parlement et avec les organisations sociales à l’extérieur. »

Le Fine Gael se retrouve donc coincé : pour l’instant il s’est engagé à renégocier le plan de renflouement conclu par le Fianna Fail avec le FMI et l’UE. Mais s’il tente d’appliquer des coupes budgétaires abruptes alors que l’économie irlandaise sombre totalement, le nouveau gouvernement ne fera pas long feu, et cela ouvrira la voie à la politique de mise en faillite des spéculateurs prônée par le Sinn Fein, l’Alliance de la gauche unie et de nombreux indépendants. Et si l’UE rejette les modestes exigences du nouveau gouvernement (simple renégociation des taux d’intérêt plutôt qu’un rejet en bloc), elle ne fera que renforcer l’opposition et la colère populaire.

Les militants politiques européens doivent absolument saisir l’occasion, pour présenter aux peuples l’alternative de mise en faillite organisée des banques – Glass-Steagall – et de relance par les grands projets d’infrastructure.


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