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Irlande : une ruée sur les banques pourrait-elle tuer l’euro ?

La rédaction
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5 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – « Une ruée sur les banques est-elle sur le point de mettre l’Europe à genoux ? » se demande Colin Barr, journaliste financier à Fortune magazine . « Certains observateurs sur les marchés pensent que oui, voyant les torrents de liquidités qui s’échappent d’Irlande », répond-il. La politique des dirigeants européens semble n’avoir qu’aggravé le problème irlandais et plus dure en sera la chute de l’UE.

« En novembre, les dépôts dans les banques irlandaises ont baissé pour le quatrième mois d’affilée, a expliqué la banque centrale. Les dépôts étrangers ont fuit le pays à leur rythme le plus rapide depuis un an. » Durant ce mois-là, 20 milliards d’euros de dépôts étrangers ont été retirés des banques irlandaises, ainsi que 6,3 milliards d’euros pour les dépôts nationaux, soit un affaissement général de 15% sur 2010. Pourtant, dans le même temps, souligne Colin Barr, les aides européennes aux établissements financiers de l’ex-tigre celtique, sont passées de 45 milliards d’euros en novembre 2009 à 97 milliards aujourd’hui.

« Face à de tels faits, en me levant chaque matin, je dois me demander ’pourquoi aujourd’hui ne serait pas le jour pour une ruée en masse sur le système bancaire irlandais ? » se demande Scott Minerd, directeur des investissements de Guggenheim Partners, cité par Barr. « Et s’il y a une ruée en masse sur les banques irlandaises, qu’est-ce qui empêcherait ce scénario de contaminer le Portugal, la Grèce, l’Italie et surtout l’Espagne ? » Pourtant les stress-tests menés par la BCE en juin dernier nous avaient affirmé que les banques irlandaises se portaient bien...

Mais l’autre grande menace dans le cas de l’Irlande pourrait directement mettre en péril l’oligarchie financière. Dans le Daily Telegraph , le journaliste proche de la City de Londres Ambrose Evans-Pritchard, redoute les effets en ce début d’année d’une victoire électorale de l’opposition irlandaise : « La coalition Fine Gael-travaillistes prendra sa revanche sur l’Europe pour avoir imposé un plan [de renflouement et d’austérité] si ruineux (…) elle restructurera la dette des banques, établissant un irrésistible précédent pour les Socialistes grecs restés hors du gouvernement actuel, l’aile gauche du Parti socialiste espagnol et les municipalités américaines en état d’insolvabilités. » Ce que craint la City ? Les défauts de paiement sur la dette souveraine et la répudiation pure et simple des dettes illégitimes.

La faillite du système est de toute façon inévitable. Les intérêts les plus malfaisants espèrent qu’elle se fera dans le chaos pour tenter d’en sortir vainqueur, les véritables patriotes défendant leur Constitution et les peuples doivent l’organiser de manière civilisée : sauvetage des banques de dépôt qui seront remises sous le coup de la loi publique, libre-faillite des banques d’affaires et de toutes les activités spéculatives, restructuration de la dette souveraine détenue par les acteurs non-spéculatifs. Cette sortie de secours pour l’humanité porte un nom : GLASS-STEAGALL !


A lire et faire passer : Appel pour un Glass-Steagall global


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