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Islande : Lettonie et Lituanie du côté de la légitimité

La rédaction
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13 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) - Menacée de devenir une nation mise sous esclavage des banques anglo-hollandaises, l’Islande vient de recevoir le soutien de deux autres petits pays membres de l’Union européenne, la Lettonie et la Lituanie, eux aussi en proie au dictat du FMI et aux fermetures sèches des services publics.

Le ministre des Affaires étrangères letton, Maris Riekstins, a condamné le comportement des banques et des gouvernements nord européens qui exigent que le peuple islandais rembourse les 4 milliards d’euros perdus par les investisseurs britanniques et hollandais dans la faillite de la banque Landsbanki. Riekstins a apporté son soutien au Président d’Islande dans son appel à un référendum, expliquant qu’il ne faisait que suivre les règles démocratiques et le droit constitutionnel de son pays. Il a ensuite demandé : « Doit-on ces réactions seulement au fait que l’Islande est un petit pays ? » ajoutant : « Il est difficile d’imaginer que ces pays feraient de même contre le Président français. » Hélas, on ne pourra le vérifier, mais ce qui est sûr, c’est que ces pays l’ont encouragé lorsqu’il a refusé au peuple français un référendum sur le Traité de Lisbonne.

Le ministre des Affaires étrangères lituanien, Vygaudas Usackas, a aussi apporté son soutien en qualifiant d’« inacceptable » les menaces d’isolement contre l’Islande. « Nous comprenons que le Président islandais ait des droits constitutionnels », a-t-il ajouté, remettant même en cause l’implication de la Commission européenne dans l’affaire puisque l’Islande n’est pas encore membre de l’UE.

De leur côté, les pays scandinaves, créanciers de l’Islande, envisagent de conditionner leurs prêts au remboursement ou non des épargnants britanniques et hollandais, s’alignant ainsi sur le FMI, dont l’aide est strictement conditionnée. L’EAP, le mouvement larouchiste suédois, a immédiatement lancé un appel aux prêteurs internationaux à rompre avec le chantage anglo-hollandais et à maintenir sans condition leur soutien à l’Etat islandais en faillite.

Invité sur la télé islandaise, Alain Lipietz, en sa qualité de député européen, a souligné l’« illégalité » des exigences britanniques et hollandaises qui veulent faire de l’Islande un « Etat péon ». Lipietz, qui est l’un des rédacteurs de la loi européenne sur l’assurance des déposants, a expliqué que de toute manière, c’est à la Grande Bretagne et aux Pays-Bas qu’incombait la responsabilité de réguler IceSave, la filiale de la Landsbanki, puisque elle opérait principalement sur leur territoire et donc leur juridiction.


A lire : L’Islande refuse l’esclavage bancaire


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