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Isotopes médicaux : une renaissance nucléaire ou la mort !

La rédaction
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25 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – Comme nous l’avons signalé à l’époque, depuis mai 2009, l’imagerie médicale est menacée de paralysie mondiale. Cette menace se précise depuis le 19 février, date de l’arrêt, pour six mois d’opérations de réparation et de maintenance, de la petite installation nucléaire située à Petten, aux Pays-Bas.

L’approvisionnement mondial en molybdène 99, utilisé dans 80 % des protocoles d’imagerie médicale nucléaire, en particulier pour les examens dits scintigraphiques permettant de diagnostiquer des maladies osseuses, de nombreux cancers, et l’exploration fonctionnelle d’organes (cœur, poumon, etc.) n’est plus garanti.

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A lui seul, le réacteur de Petten produisait environ 30 % de cet isotope radioactif. Ajouté à l’arrêt du réacteur canadien NRU, qui lui fournissait 45 % du volume, la capacité mondiale de production est amputée de près de 75 % ! Et la situation sera encore plus tendu à partir d’avril quand le réacteur français Osiris sera lui aussi arrêté pour mettre au niveau certains matériels.

Rappelons d’abord que ces matériaux radioactifs à faible durée de vie sont hautement périssables, ce qui rend leur stockage impossible. Jusqu’à aujourd’hui, seuls sept réacteurs de recherche, généralement en fin de vie car datant des années 1960 et financés par les puissances publiques à des fins de recherches, approvisionnaient le marché mondiale et tentaient de répondre aux besoins croissants d’une médecine en progression et d’une population vieillissante. Outre les deux réacteurs à l’arrêt, un belge (BR2), un sud-africain (Safari), un français (Osiris), un australien (Opale) et un polonais (Maria) approvisionnent le marché mondial. Le réacteur expérimental Myrrha, prévu à Mol en Belgique, attend avec impatience les financements qu’il mérite.

Au lieu d’en appeler à une vaste mobilisation et une renaissance du nucléaire, nos responsables se contentent de gérer tranquillement la pénurie. « Il est certain qu’il y aura des moments très difficiles en 2010 », affirme Thierry Dujardin, directeur adjoint de l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN). Aux Etats-Unis, un pays qui dépendait à 95% des livraisons néerlandaises, « on commence à utiliser des substituts comme le talium, qui produisent des images de moins bonne qualité et qui ont une durée de vie plus longue, donc des effets secondaires plus importants », précise-t-il.

Comme l’affirme Le Monde, toujours tenté par le malthusianisme, « dans les prochaines années, aucun scénario de retour à la normale n’est envisageable ». Et, présentant cette perspective comme une fatalité, le journal conclut que « de nombreux services hospitaliers devront trouver des alternatives à ces méthodes d’imagerie, renoncer à certains actes ou encore revoir leur organisation pour économiser une ressource devenue rare ».

Vous l’avez compris : ce n’est pas le moment d’être malade !


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