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Israël appelle à négocier avec les Palestiniens

La rédaction
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Le 26 mai, le président palestinien Abou Mazen a ouvert la conférence de la « Commission de dialogue national », dont l’objectif est d’élaborer un programme commun entre l’OLP, dirigée par le Fatah, et le Hamas, dirigé par le Premier ministre Ismail Hanyieh. La discussion s’articule autour du « Document des prisonniers », rédigé par Marwan Barghouti, un dirigeant du Fatah détenu en Israël, et par le cheikh Abel Halek Natsche du Hamas, et rendu public le 13 mai. L’accord reconnaît les frontières de 1967, ce qui revient à admettre implicitement le droit à l’existence d’Israël.

Bien que les dirigeants du Hamas participant au dialogue, ainsi que ceux en dehors de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie, aient refusé jusqu’alors d’accepter le « document des prisonniers », Abou Mazen a indiqué qu’il pourrait le soumettre à référendum. Selon un récent sondage, 85 % des Palestiniens soutiennent le texte, y compris 71 % des électeurs du Hamas. S’il est effectivement adopté suite à un référendum, la voie serait ouverte pour des négociations. De leur côté, le gouvernement d’Ehoud Olmert et l’administration Bush-Cheney n’ont rien dit jusqu’à présent.

Par contre, au sein des institutions israéliennes, de plus en plus de voix s’élèvent pour soutenir l’ouverture de négociations, notamment celle de l’ancien chef du Shin Beth et député travailliste, Ami Ayalon, qui a rencontré Abou Mazen le 26 mai. Il a déclaré au Yedioth Aharonot, le plus grand quotidien israélien, du 30 mai : « Si dans deux mois, nous avons une situation où Abou Mazen jouit d’un mandat du peuple palestinien pour conduire des négociations de paix sur la base du plan des prisonniers, et peut-être d’un gouvernement d’unité nationale Hamas-Fatah, je crois (...) que ce sera la fin de la politique unilatérale. » Ayalon devait informer Olmert de sa rencontre avec Mazen.

De même, l’ancien directeur du Mossad, Ephraim Halevy, a déclaré que l’appel du Hamas à un armistice à long terme, plutôt qu’à un accord de paix, devrait être accepté par Israël. Un tel armistice, dans la perspective de Halevy, pourrait être suivi de négociations sur des frontières provisoires entre les deux entités.
De son côté, le Ha’aretz a appelé, dans son éditorial du 30 mai, à renouer le contact avec des responsables du Hamas : « Il est clair que ce sont les habitants des territoires et de Gaza qui en souffrent le plus. Et il s’avère que le siège du gouvernement du Hamas ne l’a pas affaibli. (...) Au contraire, il provoque un mouvement de soutien en sa faveur. (...) En outre, la coopération sur des questions pratiques n’est pas moins importante pour Israël que pour la partie palestinienne, car elle peut être profitable quand on en vient à des questions comme la grippe aviaire, les affaires économiques, le commerce et les services. Une telle coopération pourrait aider à normaliser graduellement les relations d’Israël avec la population et les dirigeants palestiniens. »

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