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Israël : le nouveau mouvement politique de Beilin

La rédaction
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Le 3 juin, Yossi Beilin, ancien ministre de la Justice et principal porte-parole de la paix dans le Parti travailliste israélien, a annoncé la formation d’un nouveau mouvement politique. Cette organisation, qui pourrait devenir un nouveau parti politique, se nomme Shahar, qui signifie « aube » en hébreu, mais c’est aussi un acronyme pour paix, éducation et bien-être.

S’adressant à un millier de sympathisants, Beilin a déclaré : « Vous m’avez demandé d’être candidat [au poste de Premier ministre] et je vous demande de m’aider à former un nouveau mouvement qui ait pour objectif d’unir le camp de la paix et de garantir que l’Etat soit fondé sur la démocratie, la justice sociale et la paix ». Il a fustigé l’ancien Premier ministre, Ehoud Barak, pour l’échec de Camp David. « Barak a convaincu le monde d’un mensonge. Camp David a échoué parce que Barak ne savait pas comment négocier, non parce que la paix était inatteignable. Si Camp David avait été mené à bien, cette guerre qui nous ruine aurait pu être évitée. » Beilin a aussi attaqué Barak pour avoir convaincu le public israélien que les Palestiniens avaient lancé l’Intifada parce qu’ils ne voulaient pas de la paix.

Le plan de paix prôné par Beilin reprend les grandes lignes de l’initiative séoudienne et des propositions de Bill Clinton. « Réaliser la paix n’est pas difficile du tout », a-t-il déclaré. En outre, il reproche au ministre des Affaires étrangères, Shimon Pérès, et au ministre de la Défense, Benjamin Ben Eliezer, de vouloir maintenir le Parti travailliste dans le gouvernement d’unité nationale d’Ariel Sharon. Il s’est néanmoins dit confiant que la droite, qu’elle soit dirigée par Sharon ou Benjamin Netanyahou, pourrait être battue.

Le président du parti Meretz pro-paix, Yossi Sarid, a salué l’appel de Beilin à la fondation de Shahar. « Meretz a travaillé très dur pour cela », a-t-il dit, ajoutant que Beilin et ses alliés travaillistes étaient des « partenaires importants ». Parmi les autres orateurs à l’événement du 3 juin, il y avait le fondateur du mouvement la Paix Maintenant, Tzali Reshef, le militant pacifiste Tzvia Greenfield, le maire de Daliat al-Carmel, Ramzi Halabi, l’acteur Moshe Ivgi et le général Giora Inbar (cr). L’événement était organisé par un comité créé il y a trois mois afin de convaincre Beilin de se présenter au poste de Premier ministre.

Le mouvement Shahar ne constitue pas un parti politique en tant que tel. Si Beilin a fait savoir qu’il n’assisterait pas au Congrès travailliste, il n’a pas formellement retiré son adhésion. Pour l’instant, il attend de voir si Ramon sera élu à la tête du parti à la place de Ben Eliezer. Dans ce cas, il pourrait faire sortir le parti de la coalition gouvernementale. Si Ramon échoue, Beilin espère diviser le Parti travailliste et former un nouveau parti social-démocrate, avec deux des principaux partis d’opposition : le Meretz et le Choix démocratique, comprenant des immigrants russes et dirigé par Roman Bronfman.

Certains pensent qu’un tel parti pourrait obtenir 20 à 25 sièges à la Knesset aux prochaines élections, devenant ainsi le deuxième parti. Bien que les législatives ne soient pas prévues avant 2003, elles pourraient intervenir beaucoup plus tôt, cependant pas avant les élections de mi-mandat en novembre aux Etats-Unis. La constellation politique à l’intérieur de la communauté juive américaine est déterminante pour la politique israélienne. Cependant, Beilin compte aussi sur d’autres soutiens internationaux, notamment de France, où certains cercles autour de Chirac et au sein de la communauté juive de France, semblent l’encourager.

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