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Israël : revers et secousses internes

La rédaction
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La débâcle de la seconde guerre d’Israël contre le Liban constitue un revers politique qui promet de mener à la mort rapide du gouvernement du Premier ministre Ehoud Olmert. Avec le danger que Benjamin Netanyahu, président du parti du Likoud et agent du vice-président Dick Cheney, ne se retrouve au poste de Premier ministre. Certains journalistes prédisent aussi des élections anticipées, bien que le gouvernement Olmert n’ait que trois mois d’existence.

En Israël, les appels se multiplient en faveur d’une commission d’enquête sur la conduite de la guerre, sur le modèle de celles mises en place pour la guerre d’octobre 1973 et de 1982 contre le Liban. Un sondage mené par le plus grand journal d’Israël, Yedioth Aharonot, révèle que 69 % des personnes interrogées réclament une telle enquête. 30 % croient au revirement d’Olmert selon lequel le cessez-le-feu représente une « victoire » pour Israël, tandis qu’ils sont autant à penser que c’est le Hezbollah qui a gagné la guerre, et 36 % pensent que personne ne l’a emporté.

Le jour même où le cessez-le-feu entrait en application, on apprenait que trois heures après la capture des deux soldats israéliens par le Hezbollah, et juste avant de recommander au gouvernement israélien d’entrer en guerre, le général et chef d’état-major Dan Halutz avait appelé son banquier pour lui demander de vendre ses actions. Le tollé politique qui a suivi cette révélation a entraîné des appels à la démission de Halutz à travers toute la classe politique israélienne.

Le 17 août, il a été révélé que le contrôleur des comptes de l’Etat israélien, Micha Lindenstrauss, était en train d’enquêter sur le Premier ministre Ehoud Olmert qui aurait bénéficié d’une réduction de 600 000 dollars sur un appartement qu’il aurait acheté 1,2 million de dollars. L’enquête pourrait mener à des poursuites pour corruption.

Le ministre de la Justice Haim Ramon a été forcé de démissionner après avoir été accusé de « harcèlement sexuel », pour avoir, le jour où la guerre fut lancée, embrassé de force une employée de son ministère. Ramon, ancien membre du parti travailliste, fut, avec Ariel Sharon, l’un des architectes en chef de l’émanation régnante du parti Kadima. La même semaine, un autre député de ce parti à la Knesset, Tzachi Hanegbi, était inculpé pour une histoire de corruption.

Ainsi, la mise à mort du parti Kadima devient une possibilité. Attendant dans les coulisses la sortie d’Olmert, Netanyahu demande maintenant à Israël de se préparer pour la prochaine guerre. Le porte-parole de Kadima, Dalia Itzik, a lancé un appel à la formation d’un gouvernement d’exception incluant le Likoud. S’adressant à Olmert, elle a déclaré : « Monsieur le Premier ministre, établissez un gouvernement national d’exception qui réglera les erreurs que nous avons commises durant les dernières années ayant mené à cette guerre. Ce nouveau gouvernement doit nous préparer à la prochaine guerre. »

Le 16 août, Reuven Pedatzur, célèbre journaliste et ancien pilote de l’armée de l’air israélienne, a écrit un commentaire dans le Haaretz, intitulé : « Le jour d’après - Comment nous avons été mis K.O. »

Il écrit : « Ce n’est pas une simple défaite militaire. C’est un échec stratégique qui dépasse de loin des implications qui ne sont toujours pas claires. Et comme un boxeur qui s’est pris un coup, nous sommes encore étalés à même le sol, essayant de comprendre ce qui nous est arrivé. Tout comme la guerre des 6 jours de 1967 a amené un changement stratégique au Moyen-Orient et a porté Israël au rang de puissance régionale, la seconde guerre contre le Liban nous a menés à peu près au contraire. L’échec des forces de défense israéliennes érode notre atout le plus important pour la sécurité nationale - l’image combative de notre pays, animée par une armée colossale, solide et avancée, capable de porter à nos ennemis le coup fatal même s’ils essaient seulement de nous déranger. Cette guerre, et cela transparaîtra rapidement, voulait pour effet la prise de conscience et la dissuasion. Nous avons perdu dans les deux cas. »

« Exactement comme avant la guerre de Yom Kippur, l’on avait une combinaison destructrice d’arrogance, de vantardise, d’euphorie et de mépris envers l’ennemi. Les généraux étaient si sûrs du succès de l’Armée de l’air qu’ils n’ont pas préparé d’alternative. Et quand il est devenu clair, après environ une semaine, que le Hezbollah n’allait pas se désintégrer et que son habileté au lancement de roquettes n’avait pas été véritablement déjouée, la force de défense israélienne s’est trouvée dans un état de profonde désolation et de confusion... »

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