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Israël se berce d’illusions

La rédaction
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Dans une interview avec le quotidien israélien Ha’aretz, le général Uri Sagi (cr) a été le premier dans les cercles militaires à dissiper quelques illusions : « Ceux qui prétendent que nous avons tout le temps nécessaire devant nous se mentent à eux-mêmes et aux citoyens israéliens. Pendant combien de temps pourrons-nous continuer ? Les actions de l’Aviation sont importantes, mais pas suffisantes pour éliminer toute l’infrastructure du Hezbollah. Pour cela, il faudrait une opération terrestre, à laquelle je m’oppose fermement. »

Le général Sagi, qui estime qu’Israël devrait ouvrir des négociations avec le Liban et la Syrie, a fait remarquer que le Hezbollah est patient et marque des points, « telles la frappe contre une grande ville comme Haïfa et la paralysie d’un cinquième de la population israélienne ». En outre, d’ici quelques semaines, l’opinion publique internationale se retournera contre Israël, dit-il, pour avoir « fait chuter un gouvernement faible et créé le chaos au Liban ».

En 1992, rappelle Sagi, lors d’une crise similaire (Operation Accountability), il avait averti le chef d’état-major, Ehoud Barak, qu’une attaque de pleine puissance contre Beyrouth, comme le proposait ce dernier, provoquerait un retour de flammes. Le Premier ministre d’alors, Itzhak Rabin, avait soutenu Sagi, calmant la situation et établissant des contacts indirects avec le Hezbollah. « Aujourd’hui, les décisionnaires croient tout savoir. Ils vivent une illusion selon laquelle Israël peut continuer à attaquer tant qu’il veut et que rien ne lui arrivera. »

Pour Uri Sagi, ancien chef du renseignement militaire, l’idée de demander au gouvernement libanais de contrôler la situation dans le sud du pays est également illusoire. La présence d’une force internationale de maintien de la paix ne peut fonctionner, selon lui, que si les pays arabes, surtout l’Egypte, la Jordanie et la Syrie, en font partie.

A son départ en retraite de l’Armée, en 1995, Sagi fut nommé négociateur secret avec la Syrie. A l’époque, l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Dan Kurtzer, lui assura que le gouvernement Clinton soutiendrait ses contacts avec Damas. Mais en fin de compte, l’option syrienne a échoué parce que « les Etats-Unis n’ont pas tenu leur promesse [faite au président syrien] Hafez al-Assad et que Barak prit peur à la dernière minute. Sagi croit qu’une entente (et même, plus tard, un accord de paix) avec la Syrie serait essentielle pour aboutir à un arrangement positif au Liban et, de là, à une ouverture vis-à-vis de l’Iran. L’ouverture de négociations aurait aussi un impact positif sur le conflit avec les Palestiniens, estime-t-il.

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