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Italie : Romano Prodi face à la souveraineté nationale

La rédaction
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Les nominations au nouveau gouvernement italien ne sont plus qu’une formalité ; le président sortant Carlo Azeglio Ciampi peut, soit confier à Romano Prodi le mandat de former le gouvernement avant de quitter ses fonctions vers la mi-mai, soit laisser à son successeur (qui sera élu par le Parlement) le soin de le faire.

Entre-temps, à en juger par ses premiers choix, Prodi semble avoir négligé la principale force de sa coalition, la Gauche démocratique (DS), pour céder aux pressions exercées par les pouvoirs « invisibles » en coulisse. Prodi a raté sa première épreuve de « souveraineté » en confiant le poste le plus important, celui de ministre des Finances, à un ancien membre du Conseil de la Banque centrale européenne, Tommaso Padoa Schioppa, également ancien directeur de la Banque d’Italie et défenseur de la première heure de la politique de Greenspan sur les produits dérivés. Padoa Schioppa écrivait récemment que « l’année 1989 non seulement a mis fin à la Guerre froide, mais a marqué l’effondrement définitif du système établi par les traités de Westphalie en 1648 (...) [en vertu desquels] l’Etat ne reconnaît aucun pouvoir supérieur à lui. (...) Le pouvoir supranational réétablit, et ne supprime pas, la souveraineté. »

Le prochain test sera la nomination du ministre des Affaires étrangères. Selon les médias italiens, l’ancien Premier ministre Massimo D’Alema, de la DS, serait le favori.

Le 13 avril, Michael Ledeen, un protagoniste américain de l’American Enterprise Institute, a prodigué des conseils « amicaux » à Prodi, dans le pur style de la mafia. « L’Italie a besoin de l’amitié américaine, écrivait-il, et les Italiens la veulent, par conséquent, il est probable que M. Prodi choisisse un ministre des Affaires étrangères qui est connu et aimé à Washington, afin de montrer son soutien pour cette relation fondamentale. » Connaissant le rôle de Ledeen dans la déstabilisation de la politique italienne dans les années 70 et 80, ses « conseils » représentent plutôt une menace pour Prodi, qui avait lui-même joué un rôle douteux dans les circonstances entourant le rapt d’Aldo Moro en 1978. Il y a deux mois, le chef de l’Anti-Defamation League à Milan, Yoshua Reibman, estimait que D’Alema serait inadmissible comme chef de la diplomatie italienne, en raison de son « antisémitisme ».

Puis, rappelant les premiers jours du gouvernement Merkel en Allemagne, l’Italie a reçu un choc en provenance de l’Irak. Le 27 avril, à Nasiriyah, dans le sud-ouest, un convoi militaire italien était la cible d’un attentat, faisant trois morts parmi les carabiniers et blessant grièvement un quatrième.

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