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Italie : démantèlement de l’Etat-providence

La rédaction
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La réforme du système des retraites, votée le 28 juillet par le Parlement italien, marque un pas décisif vers le démantèlement et la privatisation du système de sécurité sociale italien. Dès 2008, les Italiens devront travailler plus longtemps alors que le niveau général des retraites baissera. Le but de ces réformes est de pousser les salariés à investir dans des fonds de pension privés, ce qui engendrera un flux de revenu significatif vers les marchés financiers en manque désespéré d’argent frais.

L’association des petites entreprises de la région de Veneto (GCIA) a fait le calcul suivant : un salarié de 60 ans parti en retraite après 37 années de travail bénéficiera en 2008 d’une retraite inférieure de 23% à celle qu’il perçoit actuellement.

La « réforme » des retraites s’inscrit dans la logique des directives de l’Union européenne, décrétées au sommet européen de Lisbonne à l’été 2003, qui appellent à repousser de 5 ans l’âge de la retraite. Il y a eu également des pressions directes sur le gouvernement italien lors d’une réunion mi-mai à Londres entre Guilio Tremonti, alors ministre de l’Economie et des Finances, et les représentants des principales agences de notation. Ceux-ci ont alors brandi la menace d’une rétrogradation des titres représentant la dette extérieure italienne si la réforme des retraites n’était pas mise en œuvre dans le budget 2004.

Ces pressions ont été qualifiées d’« inacceptables » par le représentant de LaRouche en Italie, Paolo Raimondi, dans une déclaration diffusée entre autres par l’agence Agenparl. Le 7 juillet, Standard & Poors rétrogradait la dette italienne de AA à AA-.

La résistance à cette réforme des retraites de la part de l’opposition et au sein même du gouvernement, a été telle que le Premier ministre Silvio Berlusconi a été contraint de soumettre le texte à un vote de confiance, seul moyen d’éviter un rejet par le Parlement. Pour assurer le passage du projet de loi, Berlusconi a promis en échange à M. Bossi, leader de la Ligue du Nord, qu’il « blinderait » le projet de loi sur la décentralisation, promu par la Ligue du Nord, par le biais d’un autre vote de confiance. Ces « arrangements » divisent les partenaires de la coalition au pouvoir - l’Alliance nationale et les partis de l’UDC s’opposant à la décentralisation - et augmentent la probabilité d’une démission anticipée de Berlusconi.

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