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Italie : le carnage a commencé

La rédaction
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14 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le nouveau gouvernement fantoche de Mario Monti applique déjà à l’économie nationale une thérapie à la « du sang, de la sueur et des larmes », suivant la prescription de la BCE et de l’autorité européenne.

Les coupes budgétaires de 20 milliards d’euros vont frapper les couches les plus faibles comme un assommoir : gel de l’indexation sur l’inflation pour les retraites supérieures à 700 euros par mois, réforme globale incluant le changement du mode de calcul des retraites, applicable immédiatement, rétablissement de l’impôt foncier sur la résidence principale et hausse du prix de l’essence. L’association des petites entreprises CGIA, qui dispose de l’une des bases de données les plus fiables en Italie, a estimé qu’en moyenne, la réduction des retraites coûterait plus de 250 euros par an à chaque retraité, tandis que l’ensemble du plan d’austérité représenterait 2500 euros pour chaque famille italienne.

Puisque la « manœuvre budgétaire », comme l’appellent les Italiens, se monte à 20 milliards en 2012 et 21 milliards pour chacune des deux années suivantes, le montant réel de ces mesures est de 62,9 milliards. Ajoutés aux deux plans d’austérité déjà mis en place par le gouvernement Berlusconi cette année, le massacre ordonné par l’UE se montera à 208 milliards pour la période 2011-2014.

Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là. Si le déficit n’est pas ramené à zéro avec ces mesures, une augmentation de la TVA est envisagée pour octobre prochain.

La réduction des retraites, conjuguée à la hausse du prix de l’essence (qui coûte aujourd’hui plus de 1,70 euros) et de la taxe foncière, est brutale pour les classes populaires. 80 % des Italiens, soit 24 millions de personnes, sont propriétaires de la maison dans laquelle ils vivent et parmi eux, plus de 6 millions ont un revenu mensuel de quelque 1000 euros.

En outre, les producteurs agricoles sont très inquiets. L’essence, qui entre pour un tiers dans leurs coûts de production et qu’ils paient moins cher que le prix du marché, a déjà augmenté de 45 % cette année. En même temps, l’impôt sur les terrains et les installations de production pourrait augmenter de 300 %, selon les organisations agricoles ! Nombreux sont les agriculteurs qui, sous le double effet de la hausse des coûts et du dumping de la concurrence étrangère, seront contraints de fermer boutique.

La thérapie UE-Monti va saigner l’Italie de la même manière qu’elle saigne la Grèce (où la vie s’est arrêtée pour se focaliser uniquement sur la survie au jour le jour). Les mesures mises en avant devraient être adoptées par une large majorité des députés. En dehors du Parlement, de nombreuses forces sociales se mobilisent pour protester et les syndicats ont organisé une grève générale pour le 12 décembre. Nos amis du mouvement larouchiste italien Movisol mène la résistance en appelant à une sortie ordonnée de l’euro pour établir un système de crédit productif public reposant sur la loi de séparation bancaire Glass-Steagall et la souveraineté monétaire.

L’économiste et directeur de président du Fonds de garantie des dépôts bancaires a révélé la semaine dernière au Sénat que le ministre sortant de l’Economie Giulio Tremonti avait préparé un « plan B » pour sortir de l’euro. Des députés de la commission des Finances ont immédiatement demandé au gouvernement Monti de préparer un retour à la lire « au cas où la politique actuelle ne résoudrait pas le problème du budget » (sic) : « Ne serait-il pas approprié, en dehors de toute inclination démagogique ou idéologique, de repenser sérieusement à revenir à une monnaie nationale, qui pourrait déterminer des perspectives concrètes de croissance par le biais d’une dévaluation ‘planifiée’ ou ‘stratégique’ ? »

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