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Italie : les infrastructures sous l’emprise du privé

La rédaction
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Le gouvernement italien vient d’annoncer la création d’un fonds national d’infrastructure de type PPP (partenariat public-privé), baptisé F2I - F pour fonds, 2 pour son capital de 2 milliards et I pour Italie. Cela représente une volte-face par rapport à la perspective offerte il y a cinq ans par Giulio Tremonti, qui proposait son plan du même nom pour l’Europe et une entité publique pour financer les infrastructures, ISPA (Infrastrutture Spa), dont la référence était le Kreditanstalt für Wiederaufbau, la banque qui finança la reconstruction économique en Allemagne dans l’après-guerre.

Quant au F2I, le gouvernement ne contrôle plus que 10 % de son capital, le reste se trouvant dans les mains de banques italiennes et d’investisseurs internationaux, dont Lehman Brothers. Le directeur de F2I est Vito Gamberale, qui avait démissionné de Autostrade Inc. il y a quelques mois pour protester contre la fusion Autostrade-Abertis. Avec 3408 kilomètres de péages, Autostrade est la principale société autoroutière en Italie et elle appartient à la famille vénitienne Benetton qui l’a achetée fort bon marché à l’Etat italien en 1999. Le président de F2I est Salvatore Rebecchini, ancien directeur de la Banque d’Italie, membre d’une famille catholique « traditionaliste » ayant des intérêts immobiliers et bancaires à Rome.

Le projet F2I serait une idée de Massimo Tononi, ancien directeur de Goldman Sachs et actuel ministre adjoint des Finances. Il était présent à la conférence de presse de Milan où F2I fut présenté, aux côtés du ministre des Finances Tommaso Padoa Schioppa, ancien directeur de la Banque centrale européenne. Ils ont expliqué que les investissements de F2I auront un effet de levier égal à sept. Schioppa a précisé que le fonds construirait des routes à péage là où ça sera rentable et que « ce ne sera pas au gouvernement de définir les priorités d’investissement », au contraire, « F2I fonctionnera de manière autonome ». Traduction : si l’on construit de nouvelles routes, ce sera seulement dans le Nord.

Le modèle PPP sur lequel se base F2I est le bébé de Felix Rohatyn, et il s’agit bien d’un héritage de l’époque fasciste. Le mythe populaire veut que le fascisme de Mussolini corresponde à une économie dirigiste, étatique. En réalité, Mussolini était l’exécutant de la politique libre-échangiste pour le compte des oligarques, et notamment du comte Volpi di Misurata, pendant une bonne décennie, jusqu’à ce que ses supérieurs lui ordonnent de faire volte-face pour utiliser les ressources de l’Etat afin de renflouer les banques et les entreprises, ruinées par leur propre politique ultra-libérale.

Mussolini avait clairement annoncé son programme anti-Etat lors de son premier discours au Parlement, le 21 juin 1921. « Pour sauver l’Etat, déclarait-il, il faut pratiquer une opération chirurgicale. (...) L’Etat est comme le géant aux cent bras Aegaenon. (...) Je pense qu’il faut lui en couper 95, c’est-à-dire réduire l’Etat à sa simple expression juridique et politique, . (...) L’Etat doit nous fournir une police afin de protéger les honnêtes gens des criminels, un système juridique bien organisé, une armée prête à tout. (...) Le reste, et je n’exclus même pas les écoles secondaires, doit être du ressort de l’activité privée. Pour sauver l’Etat, il faut abolir l’Etat collectiviste (...) et revenir à l’état manchesterien. »

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