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Italie : « mains propres » ou la corruption postmoderne

La rédaction
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L’opération « mains propres », qui a détruit le système politique de l’après-guerre en Italie au début des années 90, visait à substituer au « financement traditionnel des partis » ce que l’on pourrait appeler la corruption postmoderne. Les instigateurs de l’opération et ses principaux bénéficiaires sont les oligarchies financières opérant au niveau international. Voilà la thèse principale du livre que vient de publier l’ancien procureur Ferdinando Imposimato. La lecture de ce livre, intitulé Corruzione ad Alta Velocità (Corruption à grande vitesse), est incontournable pour tous ceux qui veulent comprendre les stratagèmes similaires utilisés contre des dirigeants politiques dans d’autres pays européens, dont la France.

Imposimato accuse l’actuel président de la Commission de l’Union européenne, Romano Prodi, et l’ancien procureur de l’opération « mains propres », Antonio Di Pietro, d’avoir comploté pour un « gouvernement invisible », dont les objectifs consisteraient à établir un nouveau régime politique docilement soumis aux politiques dictées par les marchés financiers internationaux. Signalons que le procureur Imposimato est célèbre en Italie pour avoir mené l’enquête dans plusieurs affaires majeures comme le meurtre d’Aldo Moro en 1978, la tentative d’assassinat contre le pape Jean-Paul II et de nombreux cas de terrorisme et de mafia. Imposimato ne nie pas l’existence d’un système illégal de financement des partis dans l’Italie d’après-guerre, mais il démontre qu’après l’opération « mains propres », la corruption n’a fait que s’aggraver.

L’opération « mains propres », écrit Imposimato, avait pour but d’« établir un système politique restructuré (...) et de restructurer symétriquement le système des affaires afin de privilégier les « fortes puissances », c’est-à-dire le grand capital et la spéculation financière, au grand détriment des (...) petites et moyennes entreprises ». Elle fournissait « une solution au problème de la transition politique et institutionnelle, dans le contexte d’un nouvel arrangement européen [l’Union monétaire européenne] et de la globalisation des marchés, en présence d’une seule superpuissance, hégémonique aux niveaux politique et économique ».

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