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Jacques Chirac : comment sauver un deuxième mandat désastreux ?

La rédaction
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Comment sauver son Premier ministre, tout en le laissant tomber ? Comment sauver ce qui reste de ce deuxième mandat, après le terrible coup de boutoir que furent pour le Président le rejet du Traité constitutionnel européen et la crise des banlieues de novembre dernier ? Voilà, selon ses proches, le dilemme que Jacques Chirac a tenté de résoudre la semaine dernière, en décidant de promulguer la loi créant le CPE tout en lançant immédiatement sa réforme, par une nouvelle loi qui sera présentée à l’Assemblée nationale, au lendemain de la journée d’action des étudiants et des syndicats, le mardi 4 avril. La solution de compromis arrêtée par Jacques Chirac est de réduire la période d’essai du CPE de deux à un an, et de rendre la justification du licenciement obligatoire.

Clairement, il s’agit d’un désaveu de son Premier ministre, qui avait obstinément refusé tout compromis sur ces points essentiels. De plus, en demandant aux présidents du groupe UMP des deux chambres, Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, de négocier le compromis avec les syndicats, en compagnie des deux ministres en charge des dossiers sociaux, Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, Jacques Chirac a clairement retiré le dossier à son Premier ministre ! Etant donné le contrôlé exercé par Sarkozy sur les parlementaires de l’UMP, c’était une façon pour le Président de la République de faire entrer dans la danse le Président de l’UMP, favorable au compromis, contre un de Villepin totalement empêtré dans son idéologie bonapartiste.

Au-delà des luttes tactiques pour le pouvoir auxquelles se livrent ces hommes, cependant, il est intéressant de voir que le véritable maître d’œuvre de la politique qui a abouti au CPE n’est nullement en France. Il s’agit du Fonds monétaire international qui exige de la France, depuis un certain temps, qu’elle remette tout le monde au travail en « flexibilisant » davantage le code de travail. On sait que l’inspiration « intellectuelle » du CPE vient du rapport établi pour Sarkozy, lorsque celui-ci était ministre de l’Economie et des Finances, par Michel Camdessus, ancien secrétaire général du FMI, rapport dont Dominique de Villepin s’est inspiré.

Mais qui sont les courroies de transmission de ces politiques établies par l’oligarchie financière internationale ? Ce sont souvent les membres de la bureaucratie permanente d’Etat, qui préparent les dossiers, en compagnie de leurs collègues internationaux et sous l’influence des doctrines dictées par les cercles de la finance. Quoi d’étonnant d’apprendre, dès lors, par Le Figaro que les deux éminences grises qui, derrière les ministres, ont rédigé le CPE et géré ensuite la crise provoquée par son application, sont Pierre Mongin, le chef de cabinet de Dominique de Villepin, et Frédéric Salat-Baroux, le secrétaire général de l’Elysée. Pierre Mongin n’en est pas à son coup d’essai : en tant que chef de cabinet d’Edouard Balladur entre 1993 et 1995, il fut le concepteur du CIP, le contrat jeune proposé par Edouard Balladur, tué dans l’œuf par des manifestations monstres déjà à cette époque ! L’autre éminence grise, Frédéric Salat-Baroux, était chef de cabinet, en 1995, de l’ancien Premier ministre, Alain Juppé, au moment même où une grève totale des transports publics paralysait Paris pendant un mois contre les projets de réforme de la Sécurité sociale d’Alain Juppé ! Salat-Baroux est, dit-on, un expert en matière de questions de santé...

Bien que le gouvernement ait tenté d’ouvrir le dialogue avec les syndicats sur la base du compromis proposé par Jacques Chirac, pour l’heure, les syndicats campent sur leurs positions et cherchent, en mobilisant au maximum pour la journée d’action de mardi (le 4 avril), à imposer le retrait pur et simple du CPE. Tout semble indiquer, en effet, que la mobilisation dépassera la précédente. Les syndicats des transports, de l’éducation nationale, de l’énergie sont déjà en ordre de bataille, tout comme de nombreux secteurs du privé, et bien entendu, les mouvements lycéens et étudiants.

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