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Jacques Chirac joue avec le feu nucléaire

La rédaction
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La déclaration de Jacques Chirac à l’Ile Longue, menaçant de riposter avec nos armes nucléaires contre des puissances régionales pouvant s’attaquer à la France par des actions terroristes ou des armes de destruction massive - propos qui semblent viser deux ou trois puissances régionales telles la Syrie, l’Iran ou la Corée du Nord - est extrêmement dangereuse, non pas en soi, mais par le contexte politique international dans lequel elle s’inscrit.

En effet, si sur le plan militaire strictement parlant, l’inflexion de notre dissuasion nucléaire, « tous azimuts », pour prendre en compte la menace constituée par l’émergence de puissances régionales disposant d’armes de destruction massive, apparaît comme légitime, sur le plan stratégique, les propos virulents tenus par le Président de la République contribuent au renforcement du parti de la guerre à Washington et à rendre plus difficile la résolution de la crise nucléaire iranienne.

Aux Etats-Unis, les prises de position de Chirac viennent renforcer les néo-conservateurs va-t-en guerre de l’administration Bush, à un moment où le combat, particulièrement féroce, mené contre eux par Lyndon LaRouche et une coalition bi-partisane du Congrès a réussi, depuis la réélection de George W. Bush. à les marginaliser et à bloquer toutes leurs initiatives. Dans la crise nucléaire iranienne, ces déclarations tombent au plus mal, alors que le Guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei, tente de raisonner le fanatique Ahmadinejad, actuellement sous l’influence des gardiens de la Révolution et autres vestiges de l’ère Khomeiny, et que les Russes multiplient de leur côté les initiatives pour calmer les esprits.

Bien qu’aucun changement de fond n’ait été apporté au concept d’utilisation de nos armes nucléaires - selon Libération, Chirac aurait fait savoir à une Allemagne paniquée par ses propos, que : « la doctrine nucléaire française ne s’est pas transformée et que les armes nucléaires ne sont pas pour la France un instrument pour la conduite de la guerre » - la virulence de ses propos laisse augurer le pire dans le cas d’une offensive militaire des Anglo-Américains contre ceux qu’ils ont qualifiés d’Etats « voyous ».

Voici les principaux extraits équivoques dans les propos tenus par Jacques Chirac à l’Ile Longue.

« La dissuasion nucléaire, je l’avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d’utiliser, d’une manière ou d’une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature. (...)

« Contre une puissance régionale, notre choix n’est pas entre l’inaction et l’anéantissement. La flexibilité et la réactivité de nos forces stratégiques nous permettraient d’exercer notre réponse directement sur ses centres de pouvoir, sur sa capacité à agir. Toutes nos forces nucléaires ont été configurées dans cet esprit. C’est dans ce but, par exemple, que le nombre des têtes nucléaires a été réduit sur certains des missiles de nos sous-marins. (...)

« Mais, notre concept d’emploi des armes nucléaires reste bien le même. Il ne saurait, en aucun cas, être question d’utiliser des moyens nucléaires à des fins militaires lors d’un conflit. C’est dans cet esprit que les forces nucléaires sont parfois qualifiées "d’armes de non emploi". Cette formule ne doit cependant pas laisser planer le doute sur notre volonté et notre capacité à mettre en œuvre nos armes nucléaires. La menace crédible de leur utilisation pèse en permanence sur des dirigeants animés d’intentions hostiles à notre égard. Elle est essentielle pour les ramener à la raison, pour leur faire prendre conscience du coût démesuré qu’auraient leurs actes, pour eux-mêmes et pour leurs Etats. Par ailleurs, nous nous réservons toujours, cela va de soi, le droit d’utiliser un ultime avertissement pour marquer notre détermination à protéger nos intérêts vitaux. »

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