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Jacques Delpla : remercions le peuple grec pour avoir voté contre l’austérité !

La rédaction
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23 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans un commentaire publié aujourd’hui dans le quotidien Les Echos, l’économiste libéral Jacques Delpla, conseiller-senior chez BNP-Paribas et membre du Conseil d’analyse économique, remercie le peuple grec pour avoir voté en faveur du parti de la gauche radicale Syriza et son projet de réorganisation ordonnée de la dette.

Delpla résume la situation ainsi : « Les pays du sud de l’euro ne peuvent pas simultanément renoncer à l’inflation généralisée pour réduire leur dette, renoncer à la dévaluation pour restaurer leur compétitivité et renoncer au défaut sur leurs dettes. L’un des pôles de cette trinité doit céder. L’inflation généralisée est impossible - interdite par le traité de l’Union européenne et la BCE. Dévaluer signifierait sortir pour toujours de l’euro (à éviter). Ne reste que le défaut, la restructuration des dettes publiques et privées. »

Or, explique-t-il, les dirigeants européens ont imposé aux pays les plus fragilisés, « à l’exception de la Grèce », une politique d’austérité mais sans consentir à une restructuration de la dette, par peur de contagion. (Rappelons que la dette grecque a été effectivement rabaissée d’un tiers environ, mais ceci est trop peu et est arrivé surtout trop tard, car l’austérité avait déjà fait ses ravages.)

Soulignant de manière frontale l’échec fracassant de cette stratégie, « seul les dirigeants des années 1930 ont fait pire », constate-t-il. Delpla affirme qu’il faut « remercier les électeurs grecs » qui précipitent « les choix et les prises de conscience (...) En mettant les néocommunistes du parti Syriza en position de gouverner, ils forcent l’Europe à reformer les options disponibles ».

Syriza menace « d’un défaut sur l’ensemble de la dette publique tout en restant dans l’euro. C’est chaotique mais mais intelligent de leur part ».

Car, poursuit Delpla, jamais « jamais la BCE ni la Commission européenne, ni l’Allemagne ne pousseraient la Grèce vers la faillite complète, au collapsus et la famine complète ».

Pour cette partie du monde bancaire, qui veut toujours sauver l’euro, Syriza représente la dernière chance d’une restructuration ordonnée de la dette : « Un moratoire de dix ans, et une restructuration sur 30 à 50 ans... » (il ne parle pas de manière explicite d’annuler la partie illégitime), c’est-à-dire « le seul moyen de restaurer la croissance, l’emploi et l’espoir de ces populations : restructurer le passé pour préparer l’avenir. Faire défaut sur le passé pour sauver les jeunes et leur avenir. Se délivrer de dettes qui menacent de les noyer dans un scénario noir des années 1930. »

Cet article signale néanmoins le début d’une prise de conscience de la gravité de la situation pour une partie des élites françaises.

Voir les 6 commentaires

  • Marina Niki • 26/05/2012 - 11:50

    This is the answer of the Greek people to the mocks and insults of Mrs. Christine Lagarde in The Guardian (27/5/12) against Greece and the people of Greece. You know nothing about Greece Mrs. Lagarde and certainly you cannot imagine how quickly Greece that is extremely rich in resources and people who work hard can overcome the crisis that you and your colleagues in IMF, EC, and ECB have designed and sustain. Shame on you Mrs. Lagarde ! And, despite your mocks and insults we still welcome you to Greece to see by yourself : http://www.youtube.com/watch?v=ppJW01LeRrk

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  • EDITH • 24/05/2012 - 18:20

    Je dois dire que dans le monde les lois liberticides se font dans le chaos des manifestants qui à mon avis n’ont pas pris les leçons et qui veulent prendre la place du vizir —la lutte des classes serait-elle de retour sans la sagesse qui va avec ?... Je le crois bien tellement le virtuel est en train de jouer avec les gens qui ne comprennent pas où est la liberté et baignant dans ce contexte ce banquier s’amuse bien. Je le vois en discutant avec une nana du P.O.I (le parti de Schivardi), elle ne parle que des patrons et pas du système bancaire que je m’efforce de lui expliquer. La bête est de retour pour un laps de temps très court.Le glass-steagall se fera car il est divin !

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  • petite souris • 24/05/2012 - 13:56

    Ce n’est qu’un début j’espère ...

    Tout vient à point à qui sait attendre Clément Marot

    Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage La Fontaine
    http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=34

    • Buzz • 24/05/2012 - 18:01

      Je suis d’accord avec celà Edith : perso. je n’ai pas suivi Jacques Cheminade au 2nd tour et j’ai voté Sarkozy... J’en suis pas fier, mais je n’arrives pas à voter blanc et voter Hollande qui veut démanteller nos centrales nucléaires, j’y arrives pas plus : désolé !

      Franchement, quand je vois "l’audace" (c’est ironique) du gouvernement sur la question des euro-obligations :

      "Pour nous, c’est une idée forte, mais on ne peut pas l’imposer, on va en parler" a expliqué Pierre Moscovici, nouveau ministre de l’Économie et des Finances. "Il ne s’agit pas d’isoler Angela Merkel, rien ne se fera sans le respect. Il s’agit de trouver un modus vivendi, un accord qui prenne en considération les intérêts de tout le monde" continue Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement. Et bien avec ce type de position audacieuse, je ne suis pas certain que les grecs se sentiront "respectés" !

      En fait, ce n’est pas grave (c’est encore ironique) parceque on a trouvé (temporairement) une autre solution : Moody’s nous conserve notre triple A alors après tout pour le moment pas de panique, on peut encore presser un peu le citron sans se faire piquer !

      Jacques Cheminade disait que les euro-obligations allaient servir à déguiser "le père et sans doute aussi la mère Ubu en dames patronnesses"... On peut encore attendre un peu car le "vol douteux" (sic) du triple A français a été prolongé pour "respecter" madame Merkel...

      Oui, on peut encore attendre un peu pour les euro-obligations : plus c’est gros plus ça passe (on va encore me traiter de théoricien du complot) !

      Faut-dire qu’après les euro-obligations, il va bien falloir trouver quelque chose d’autre pour tondre l’oeuf ! Mais, ne vous inquiétez pas (c’est encore ironique mais un peu plus cynique encore !) : vous êtes pauvres mais vous pouvez payer longtemps ! La question c’est sur combien de générations ?

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  • EDITH • 24/05/2012 - 16:03

    "Jamais LA BCE ,LA COMMISSION EUROPEENE ET L’ALLEMAGNE NE POUSSERAIENT LA GRECE A LA FAMINE COMPLETE " Alors c’est faux complétement faux il y a un an et demi la commission a ordonné aux grecs de moins produire et d’exporter le plus possible.Ils veulent sauver leur système qu’ils savent terminé et ont l’intention de faire tomber le plus de monde possible avec eux Je ne crois pas du tout aux bonnes intentions de ces messieurs surtout la Bnp est la banque Française la plus mafieuse , si ils étaient intellectuellement honnête ,constatant la misère croissante depuis des années ils auraient changé mais il n’en est rien tout est fait intentionnellement avec une façade de belles paroles.Hollande continue la même politique que ses predecesseurs mais lui c’est par manque de discernement il est très bête. Ne vient il pas de refuser de recevoir Jacques Genereux ,sous pretexte de protocole ,alors qu’il est plein de connaissances ,de bon sens et qu’il est loin d’être un terroriste.Nous ne pouvons pas faire une révolution industrielle avec des gens qui se disent socialiste (hollande ) et qui ne comprennent rien à l’economie socialiste !

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  • EDITH • 24/05/2012 - 16:19

    De toutes façons il y a belle lurette que nous nous sommes fourvoyés.Nous sommes là pour spiritualiser la matière et ce n’est pas en produisant des deodorants ,des mines ,des bombes ou en faisant travailler les gens dans des usines à la chaîne ,la logan en Roumanie est produite quasiment à la main sans robots,que nous pourrons redresser l’économie.Et pendant que ces messieurs iront jouer au golf en plein désert à OUARZAZATE nous fabriquerons comme des esclaves que l’on epuisent pour eviter les révoltes à part épidermique.La spiritualisation des outils de production n’a jamais était mise en place même du temps des trente glorieuses il est temps de changer tout cela les patrons et les banquiers vont ils vouloir se détacher de ce qu’ils ne possédent pas ?

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