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James K. Galbraith : la faillite organisée est la seule solution pour des banques insolvables

La rédaction
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24 mars 2009 (LPAC) — La livraison du 18 mars de la revue allemande Manager magazin du site allemand de Der Spiegel Online International, nous offre un entretien intéressant avec l’économiste américain non orthodoxe James Galbraith, dont le père, John Kenneth Galbraith, fut un conseiller économique de Franklin Delano Roosevelt.

Après la publication, le 9 mars, d’un article retentissant intitulé « No Return to Normal » dans le Washington Monthly, Galbraith, constatant l’inefficacité des plans de renflouement et l’incompétence de certains conseillers actuels de l’administration Obama, jette un véritable pavé dans la marre en évoquant, comme LaRouche l’a fait longtemps avant lui, l’inévitabilité de véritables procédures de banqueroute organisée pour les banques et l’ensemble du système financier.

Question : Professeur Galbraith, vous suggérez que les banques plombées par des titres toxiques soient ni plus ni moins déclarées insolvables au lieu d’être secourues avec l’argent du contribuable. Pourquoi ? Que faut-il faire avec les banques qui sombrent ?

Galbraith : Nous avons besoin d’une estimation correcte du niveau des pertes encourues par une banque qui est insolvable dans son fonctionnement. Tant que l’ancienne direction reste en place, il n’existe aucune incitation à fournir les données dont vous avez besoin pour faire un état des lieux. Voilà le premier problème. Le deuxième problème réside dans le fait que lorsqu’une banque est insolvable, les motivations pour une pratique bancaire normale disparaissent. Elles deviennent perverses. La direction qui a failli a de bonnes raisons pour faire des paris colossaux et provoquer des pertes de capitaux, car il semble que les liquidateurs pourraient fermer la banque. Au-delà de ce fait, quand la banque est totalement insolvable, ou lorsqu’une direction est totalement corrompue, on ne résiste plus à la tentation de piller l’organisme, de sortir autant d’argent que possible – sous forme de dividendes et de bonus—avant que l’état réel des comptes ne soit constaté.

Question : Est-ce que c’est quelque chose à laquelle on est confronté actuellement ?

Galbraith : Ces motivations se font jour. Lorsqu’une banque fait face à des pertes qui mettent en danger ses capitaux propres, c’est l’autorité de surveillance qui doit prendre le relais. Cela n’implique pas forcément la fermeture de la banque. La façon de procéder aux Etats-Unis, c’est qu’une banque, fermée le vendredi, peut rouvrir dès lundi en changeant de nom, mais avec une nouvelle direction et doublée d’une équipe d’enquêteurs qui passent les comptes au peigne fin, séparant les opérations viables comme les comptes des particuliers ou des entreprises, avec ceux qui sont sans espoir. Ces derniers sont alors isolés du reste et il faut alors les faire passer par pertes et profits… » (…) « Ensuite, vous morcelez la banque en la divisant en des entités qui présentent, pris séparément, de meilleures perspectives pour redevenir viables. C’est donc un processus de réorganisation et de recapitalisation.

Question : Le changement de direction, est-il le pas le plus important ?

Galbraith : Un changement de direction est essentiel, d’abord parce que ceux qui ont failli sont responsables, qu’ils soient coupables ou pas, et deuxièmement, ensuite, parce que vous avez besoin de gens qui sont en phase avec l’objectif de cette réorganisation. C’est pareil pour un bateau qui touche le fond : quand un bateau touche le fond, on remplace le capitaine, peu importe s’il est à l’origine de l’accident ou pas. Personne ne considère comme bonne l’idée que l’enquête soit dirigée par ceux qui sont sous investigation…

Signer dès maintenant l’Appel à constituer sans délai une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière

Pour en savoir plus :<a
href='http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-pecora.php3'>"Pour une vrai commission Pecora et la requisition des banques".

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