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Japon : une relance imaginaire

La rédaction
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La « reprise » économique japonaise mille fois proclamée n’existe pas, comme nous n’avons cessé de le souligner. Les statistiques officielles ne sont tout simplement pas fiables. C’est ainsi que le Bureau japonais de planification économique (BPE), chargé d’établir les données trimestrielles du PIB, vient d’annoncer que, pour le troisième trimestre, le PIB serait en retrait de 1 % par rapport au deuxième. Encore plus significatif, il a revu à la baisse son estimation précédente du premier trimestre, révisant sa prévision d’augmentation de 8,1 % à seulement 6,3 %.

Entre-temps, le gouvernement Obuchi cherche désespérément à convaincre les investisseurs étrangers du bien-fondé de la politique économique japonaise. La Bourse de Tokyo a fortement monté, ainsi que le yen, en particulier par rapport à l’euro, qui vaut désormais 34 % de plus qu’en janvier. Cette hausse s’explique en grande partie par l’arrivée massive d’investissements étrangers. En effet, le gouvernement compte sur des fonds étrangers pour soutenir la Bourse, le temps qu’il faudra pour que les banques japonaises portent à leur actif les profits découlant des actions et réduisent ainsi leurs créances douteuses, estimées entre 1,2 et 2 milliards de dollars.

Alors que des investisseurs étrangers naïfs se sont précipités sur des actions japonaises, les banques, les compagnies d’assurance et les investisseurs privés japonais - sans doute mieux informés du chaos qui règne dans le pays - cherchent à s’en retirer.

Au lieu de traiter avec déterminantion le problème des dettes pesant sur le système bancaire, qui empêche les banques de prêter de l’argent à l’industrie pour des investissements réels, l’économie japonaise ne peut plus compter que sur deux facteurs : des dépenses records pour les travaux publics et l’exportation de marchandises. Il ressort des chiffres du PIB pour le troisième trimestre que les dépenses gouvernementales pour les travaux publics ont baissé de 8,5 % avec la fin des stimulations fiscales du précédent budget, adopté l’an dernier. Le gouvernement Obuchi s’est empressé d’annoncer à la fin du mois dernier un nouveau train de mesures de stimulation fiscal, portant sur au moins 114 milliards de dollars, pour maintenir l’économie sous perfusion. Une décennie de déficits records et de stimulations fiscales a fait du Japon le deuxième pays débiteur du monde après les Etats-Unis. L’émission d’obligations gouvernementales pour l’année fiscale 2000 atteindra le nouveau record de 800 milliards de dollars. Bien entendu, de tels financements ne seront possibles que si des investisseurs étrangers peuvent avaler la fraude de la reprise japonaise.

Paradoxalement, la stratégie trompeuse du gouvernement Obuchi pourrait être condamnée par son « succès » même. L’afflux d’investissements étrangers au Japon depuis juin a fait grimper le yen à la hauteur alarmante de 101 pour un dollar. Pour maintenir le yen en dessous du niveau 100, la Banque du Japon a dépensé ces derniers jours quelque 10 milliards de dollars pris sur ses réserves en devises étrangères. Dans la plupart des cas, en dessous de 110-115 yens pour un dollar, les bénéfices des entreprises exportatrices sont nuls.

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