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Jean-Paul Fitoussi : les banques manipulent les gouvernements

La rédaction
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7 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Dans une interview publiée dans le dernier numéro de Marianne, Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), ayant réputation d’être l’un des plus raisonnables parmi les économistes « du système », devient l’un des premiers en France à commenter le fait que la faillite de Dubaï pourrait être le point de départ d’une deuxième vague de la crise. D’habitude modéré, il s’en prend cette fois-ci durement à l’emprise des banques sur les Etats, qui empêche toute réelle réforme du système financier et oriente le monde vers de nouvelles crises.

A la question de Marianne sur la possibilité que la faillite de Dubaï ne déclenche « une deuxième vague, aussi violente que la première » vague de la crise, Jean-Paul Fitoussi répond : « Ce qui vient de se passer à Dubaï, chacun pouvait l’anticiper. Mais l’on s’était empressé de refouler cette quasi-certitude, cela prouve que nous n’avons pas réellement avancé. Le système financier n’est pas plus transparent qu’il ne l’était avant la crise. Au contraire, le grand mensonge est encore en place. » Le chômage est là, poursuit-il, mais les banques, elles, « profitent à grand régime du sauvetage organisé par les Etats ». Gorgées de liquidités, « elles s’adonnent à l’activité la plus rémunératrice, les transactions sur les actifs et donc sur les marchés financiers, entretenant ainsi les conditions d’une future bulle ».

La faute à qui ? Au « lobby des banques, qui a joué un rôle capital en manipulant les gouvernements ». « Ce fut d’autant plus simple pour eux qu’ils ont porte ouverte dans tous les cercles de pouvoir. Ils ont en charge le financement de l’économie, mais aussi celui de la dette publique. En cela, ils traitent toujours au plus haut niveau. Cela leur donne un pouvoir de négociation considérable face aux gouvernements, d’autant plus qu’il existe une porosité entre les deux mondes. »

Malgré tout cela, Jean-Paul Fitoussi continue à soutenir la politique de renflouement menée par les Etats, qu’il a lui-même conseillés, au prétexte que « s’abstenir aurait provoqué une catastrophe épouvantable ». Il reconnaît tout de même « qu’on n’a pas été suffisamment fort pour leur imposer des conditions » et promet que si « au poker menteur, les banques se sont montrées plus fortes », « les opinions publiques, elles, sont indignées » et « le prochain coup, elles ne se laisseront pas avoir ».

Pourtant, Jean-Paul Fitoussi, qui donne ici de la voix, connaît bien le New Deal de Roosevelt ; il connaît aussi les propositions formulées en France par Jacques Cheminade, collaborateur de l’économiste états-unien Lyndon LaRouche, qui tout deux s’inspirent du New Deal. Il est donc en mesure de savoir que seule une procédure de faillite ordonnée, sous protection de l’Etat, sur le modèle de ce qui est appliqué aux entreprises lors d’une mise en redressement judiciaire, aurait pu nettoyer les bilans de banques pour qu’elles puissent repartir grâce à de nouveaux crédits orientés, cette-fois-ci, vers le développement industriel et la création d’emplois.

Mais, à vouloir jouer à tout prix les conseillers du Prince, la parole se dévalorise et les malheurs se poursuivent. M. Fitoussi : face aux catastrophes que vous décrivez, l’heure n’est plus au consensus. Il est temps de trancher pour éviter la catastrophe humaine.


Article :
Signez notre appel à constituer sans délai une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière


Voir les 3 commentaires

  • you • 07/12/2009 - 23:11

    "Donnez-moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois." dixit Mayer Anselm Rothschild (banquier). L’organisation en faillite des banques n’est peut-être pas non plus la bonne solution, tellement l’emprise de ces dernières dans l’économie réelle est forte, et le monde de la politique semble désarmé face à toute tentative de réforme des milieux financiers, étant donné que ceux-ci participent "indirectement" au budget des partis politiques. On risque un gel des budgets à tous les niveaux, stoppant net tout financement de toute activité humaine, entrainant des destructions d’emplois à grande échelle pour toutes les catégories industrielles. L’argent ne circulant plus.
    En Chine, les banques obéissent au doigt et à l’oeil. On ne joue pas au casino avec l’argent des clients, argent difficilement gagné à la sueur de leur front. Le monde occidental devrait s’inspirer du capitalisme à la chinoise, un capitaliste d’état...

    Répondre à ce message

  • petite souris • 07/12/2009 - 20:01

    Bravo monsieur Fitoussi !!! Vous qui osez dire que "le lobby des banques, qui a joué un rôle capital en manipulant les gouvernements ». « Ce fut d’autant plus simple pour eux qu’ils ont porte ouverte dans tous les cercles de pouvoir. Ils ont en charge le financement de l’économie, mais aussi celui de la dette publique. En cela, ils traitent toujours au plus haut niveau. Cela leur donne un pouvoir de négociation considérable face aux gouvernements, d’autant plus qu’il existe une porosité entre les deux mondes. »

    Votre constat n’est pas à mettre en doute.

    MAIS, il est affligeant !

    En effet quelle est votre solution pour sortir de cette crise ?

    Faire un constat, c’est bien ! mais pour un économiste de votre niveau, ne pas proposer de solution, est une insulte pour ceux qui souffrent de la crise !

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  • Olivier Picque • 07/12/2009 - 18:00

    “Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence. Leur unique objectif est le gain.”

    Napoléon Bonaparte (1769-1821)

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