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Jean-Pierre Jouyet : « Je ne veux pas être assassiné lundi matin ! »

La rédaction
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Lyon, 21 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) - Libération tenait ce week-end son forum annuel à Lyon, intitulé « 20 ans après la chute du mur ». Avec beaucoup de thèmes de débats touchant à la crise financière, économique et stratégique, nous étions évidemment au rendez-vous pour pousser les intervenants hors des consensus mous sur lesquels tous les serviteurs du système s’accordent, quelque soit leur bord politique : bonus des traders, paradis fiscaux, jusqu’à la nécessaire séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires, puisque même l’Institut Montaigne représenté là-bas par Nicolas Baverez soutient cette politique.

Questionnés sur l’action politique pour mener une banqueroute organisée des banques, cesser les renflouements qui n’alimentent que des opérations de marché et réaffirmer les principes du traité de Westphalie sur la souveraineté des Etat-Nations, presque tous les orateurs se sont platement défilés.

Seul Jean-Pierre Jouyet, aujourd’hui directeur de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), le gendarme des bourses, affichât une rare franchise sonnant comme un aveu. Voici la question que l’un de nos militants lui a posé en public : « Concernant le Glass Steagall Act que vous avez mentionné – la séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires – sans lequel tous les plans de renflouements sont voués à l’échec, puisque que l’argent n’est pas transmis à l’économie réelle, c’est une mesure de salut public qui relève du bon sens et sur laquelle je pense que vous serez d’accord. Comme cela n’est pas fait, dites-nous plutôt quelle est la guerre politique qui a lieu sur la question, mettez en lumière pour nous la scène sur laquelle se déroule cette bataille. »
Acquiesçant tout le long de la question, M. Jouyet répondit clairement : « A peu près tout le monde est d’accord, sauf toutes les grandes banques françaises, qui ont bâti leur compétitivité internationale sur l’absence de cette distinction. (…) Mais moi, je ne veux pas être assassiné lundi matin ! »

Voilà donc la scène où se situe la bataille : le combat entre la République et l’Oligarchie, et la défaite de la première sera le fardeau de tous. Si nos dirigeants ne veulent tenir l’étendard en temps de guerre, citoyens, c’est à nous d’entrer en scène.


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