Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Jénine et le ghetto de Varsovie

La rédaction
visites
956
commentaire

Nous avons été les premiers à mettre en garde contre le danger que le Premier ministre israélien Ariel Sharon et les généraux des Forces de défense israéliennes (FDI) lancent des opérations militaires contre les Palestiniens, basées sur le modèle de la destruction par les nazis du Ghetto de Varsovie, en avril-mai 1943.

Maintenant, la poignée de journalistes et de responsables de l’aide internationale qui ont pu pénétrer dans le camp de réfugiés de Jénine parlent de « paysage lunaire » et de « crimes de guerre monstrueux ».

L’indignation ressentie dans le monde a été bien exprimée par un parlementaire du Parti travailliste britannique, Gerald Kaufman, qui est également la principale personnalité politique juive outre-Manche. Devant la Chambre des Communes, il a qualifié Sharon de « criminel de guerre », qui avait « donné l’ordre à ses troupes d’utiliser des méthodes de barbarie contre les Palestiniens ». Selon lui, « il est temps de rappeler à Sharon que l’Etoile de David appartient à tous les juifs et non à son gouvernement répugnant. Ses actions ensanglantent l’Etoile de David (...). Sharon n’est pas seulement un criminel de guerre ; c’est un imbécile. Il a dit que Jérusalem ne doit jamais être divisée, et pourtant elle est divisée comme elle ne l’a jamais été depuis trente-cinq ans (...). Maintenant, l’Etat d’Israël est un ghetto, un paria international (...). On n’a jamais vu autant de soldats israéliens se faire tuer qu’aujourd’hui, plus qu’à tout moment depuis que Sharon a amené par la ruse Begin à envahir le Liban, il y a vingt ans. »

En contraste total avec l’indignation de Kaufman, le président George W. Bush a déclaré le 18 avril que Sharon était un « homme de paix ». « Je crois avec confiance qu’il veut qu’Israël soit en mesure d’exister en paix avec son voisin. »

Pour sa part, le ministre palestinien Nabil Shaath a exigé une enquête sur les crimes de guerre de Jénine : « L’armée israélienne a mis six jours pour achever son massacre à Jénine et six jours pour le nettoyer (...) un crime a été commis ici qui exige une enquête immédiate. »

Après avoir visité le camp de Jénine, l’envoyé des Nations unies au Moyen-Orient, Terje Roed Larsen, a qualifié ce qu’il a vu d’« horreur au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. (...) On dirait qu’il y a eu un tremblement de terre et l’odeur de la mort plane sur de nombreux endroits où nous nous trouvons. Je pense que c’est absolument et totalement inacceptable (...). »

Devant l’ampleur de la révolte morale à l’échelle internationale, l’administration Bush a dû accepter une résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies, appelant à une mission d’enquête pour Jénine. Pourtant, il ne s’agit pas d’une Commission internationale d’enquête qui aurait pour mandat d’identifier les crimes de guerre.

Contactez-nous !

Don rapide