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John Kerry deviendrait-il l’arme secrète de Bush ?

La rédaction
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A moins de changer radicalement d’approche, John Kerry risque de devenir l’atout principal de la campagne du président sortant, George W. Bush. A l’heure actuelle, la campagne de Lyndon LaRouche reste le seul espoir de sauver l’investiture démocrate. En effet, pour plaire à ses bailleurs de fonds, George Soros et Felix Rohatyn, le sénateur Kerry soutient Bush sur plusieurs questions stratégiques cruciales, comme l’Irak et le conflit israélo-palestinien.

Après avoir exprimé son approbation pour le soutien apporté par Bush au soi-disant « plan de retrait » du Premier ministre israélien Ariel Sharon, il a persisté dans cette voie lors d’un événement de financement politique à Palm Beach (Floride), le 19 avril. Apparaissant aux côtés de Joe Lieberman, « Monsieur lobby sioniste », Kerry déclara : « Depuis 20 ans, Joe vous le dira, je soutiens à 100 % (...) la relation spéciale et l’amitié avec Israël. Je pense (...) que nous devons mettre fin à nos relations intéressées avec certains pays arabes qui financent toujours le Hamas et le Hezbollah », faisant manifestement allusion à l’Arabie saoudite. A propos de l’Irak, Kerry critiqua la décision espagnole de retirer ses troupes : « Je regrette la décision du Premier ministre Zapatero. L’Espagne et le monde ont intérêt à la reconstruction d’un Irak ne devenant pas un havre pour les terroristes et un Etat défaillant. J’avais espéré que le Premier ministre reconsidérerait sa position . »

Interrogé par Tim Russert à l’émission télévisée Meet the Press, le 18 avril, Kerry fit une prestation lamentable. Lorsque le journaliste lui fit remarquer que sa chronique dans le New York Times, une semaine auparavant, « sonnait comme du Bush », le sénateur ne sut que répéter, à plusieurs reprises, que Bush n’avait aucune « crédibilité » et qu’il fallait un nouveau président pour rétablir cette crédibilité. Evitant toute discussion sur la légitimité de la guerre ou les armes de destruction massive, Kerry se contenta de dire qu’« on ne peut pas se permettre d’échouer » en Irak, sans élaborer davantage. Après la diffusion d’un clip datant de 1971, montrant le jeune Kerry témoignant devant le Congrès, où il accusait les organisateurs de la guerre du Vietnam d’être des « criminels de guerre » pour avoir donné l’ordre de commettre des atrocités en violation des conventions de Genève, Russert lui demanda s’il défendait la même position aujourd’hui. Pour toute réponse, il dit qu’il avait exagéré à l’époque.

Il n’est pas surprenant que la campagne de Kerry commence à s’essouffler auprès des jeunes. Le 18 avril, le Los Angeles Times rapportait que le sénateur avait lancé sa tournée sur les campus, sans grand succès. « La plupart des auditoires réunissant [seulement] quelques centaines de participants. Kerry a souvent repris ses arguments de campagne habituels, oubliant cependant son discours préfabriqué sur son plan pour alléger les droits d’inscription à l’université, comme s’il avait oublié à qui il s’adressait. » Le quotidien de Los Angeles rapportait qu’« après son meeting (...) au City College of New York, à Harlem, Trevor Houser a dit que la visite de Kerry n’allait probablement pas inspirer beaucoup d’enthousiasme sur les campus, où, dit-il, "les partisans de Lyndon LaRouche sont présents avec plus de force que ceux de Kerry" . »

Il n’est donc pas étonnant que certains commentateurs de la grande presse trouvent que la piètre prestation de Kerry donne l’impression que Bush est bon. C’est notamment le sentiment des chroniqueurs du Washington Post, Jim Hoaglund et Richard Cohen. Selon le premier, « John Kerry s’affairait à soutenir Bush dans son soutien à Sharon. Kerry n’a pas offert un iota de différence sur la politique d’occupation d’Israël, ni lors de son interview télévisée, ni dans ses récents discours de campagne. Le nouveau multilatéralisme que Kerry promet aux Américains et aux Européens s’arrêtera à la frontière d’Israël pendant la campagne présidentielle, qui sera particulièrement irréelle et cosmétique lorsque les mots "Israël" et "Irak" seront évoqués. » Dans un article intitulé « Le message manquant de Kerry », Cohen fait remarquer que seule l’incompétence de Kerry permet d’expliquer pourquoi Bush reste si haut placé dans les sondages, dont l’un des derniers donne 48 % à Bush contre 43 % à Kerry.

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