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Katrina paralyse l’économie américaine

La rédaction
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Cette catastrophe a de graves répercussions non seulement au niveau des livraisons de pétrole et de gaz, mais plus généralement au niveau commercial, surtout dans le domaine agricole. La navigation sur le Mississipi, baptisé « l’artère aorte de l’économie américaine », qui débouche à la Nouvelle-Orléans, a été suspendue. Chaque année, plus de 6000 bateaux commerciaux entrent au Mississippi ou en ressortent par la Nouvelle-Orléans et 60% des exportations de céréales américaines transitent par des ports situés dans le golfe. Le port de la Nouvelle-Orléans est le plus grand du pays et le cinquième au monde. Actuellement, près de 300 barges chargées de céréales et d’autres produits sont immobilisées en amont. La Garde côtière n’a pas encore terminé ses études de navigabilité, mais les obstacles sont nombreux. Outre le transport fluvial, le trafic ferroviaire de marchandises vers les régions en détresse est suspendu.

L’impact sur l’agriculture pourrait être dévastateur. Depuis le 29 août, les silos à céréales ont déjà réduit de 4% (15 cents le boisseau) le prix payés aux agriculteurs. Même avant Katrina, le département de l’Agriculture prévoyait déjà une baisse nette des revenus agricoles de 13% en 2005. Les responsables de l’industrie sucrière en Louisiane craignent la perte de la majeure partie des champs de canne à sucre et selon certains responsables de l’industrie du coton, près de 10% des champs de coton ont été endommagés.

Menaces d’épidémies

En plus des pertes immédiates, les responsables sanitaires redoutent un danger d’épidémies dans les zones sinistrées. L’eau stagnante et chargée d’immondices risque de provoquer le choléra, la typhoïde et d’autres maladies diarrhéiques et le risque est grand de voir se répandre les maladies transmises par les moustiques, comme la malaria, l’encéphalite, la fièvre jaune et la dengue. Les inondations mêlées aux eaux des égouts, chargées de cadavres d’animaux et d’êtres humains, etc., ont contaminé les sols et les champs, tandis que des produits chimiques se sont déversés dans les eaux, créant une situation dramatique pour les survivants. On risque par ailleurs de voir l’apparition de maladies infectieuses comme l’hépatite Shigella, la giardase et l’Escherichia coli. Il est impératif de procéder de toute urgence à des pulvérisations prophylactiques dans les zones à moustiques pour enrayer les risques.

A cela il faut ajouter les bouleversements de la vie animale, avec la prolifération de rats et autres rongeurs, qui posent le risque d’autres maladies transmises par les poux, puces, tiques et les morsures d’animaux (propagation de la rage). On redoute également le tétanos en raison des nombreuses blessures dans des conditions insalubres. Enfin, l’entassement des sinistrés dans des stades et des baraquements de fortune favorise les maladies ordinaires propagées par la toux, les éternuements et divers contacts.

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