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Kerry a remporté le premier débat

La rédaction
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Malgré les règles absurdes empêchant tout dialogue ou confrontation directe, le sénateur John Kerry est sorti clairement vainqueur du débat télévisé du 30 septembre contre George W. Bush, qui avait pour thème la politique militaire et de sécurité. Les observateurs s’accordent à dire que le candidat démocrate a très vite pris le dessus en répondant à chaque question de manière claire et relativement détaillée, vu les 30 à 90 secondes accordées par réponse.

Le public a pu observer sur son écran de télévision les expressions et le « langage corporel » d’un Président manifestement nerveux et peu sûr de lui, souvent incapable de fournir une réponse substantielle aux questions posées. Il n’a cependant pas complètement craqué, en partie parce que les nombreuses règles du débat interdisaient à Kerry de lui adresser directement la parole, et aussi parce que le sénateur a modéré ses attaques vers la fin, au lieu « d’y mettre le paquet », comme LaRouche le lui avait conseillé. Ceci ne manquera pas d’attirer l’attention sur la santé mentale du Président.

Bush a failli perdre son sang froid lorsque Kerry lui cita un extrait du livre écrit par George Bush père, dans lequel ce dernier disait que les Etats-Unis ne pouvaient marcher sur Bagdad (en 1991) sous peine de faire paraître l’Amérique comme l’occupante et d’exposer les troupes américaines à de graves périls. Le sénateur Kerry a également fait remarquer que « W » n’avait consulté les Nations unies en 2002 que suite aux pressions intenses de son père et de l’ancien conseiller national à la sécurité, Brent Scowcroft.

Kerry a aussi fait des propositions concrètes : la tenue d’une conférence réunissant les voisins de l’Irak dans le contexte d’un plan pour stabiliser la région et tendre la main au monde musulman, et l’annonce par le gouvernement américain de sa ferme intention de ne pas se maintenir en Irak de façon permanente. Citant le projet de l’administration Bush de mettre en place 14 bases permanentes dans la région et notant que l’armée d’invasion protégeait avant tout le ministère du Pétrole et des installations pétrolières, Kerry déclara que l’Amérique devait montrer qu’elle n’avait pas de visées à long terme en Irak.

De son côté, Bush se contenta de répéter qu’il avait pris des « décisions difficiles », accompli une « dure tâche » et qu’il avait le « volonté » de gagner.

Si ce débat a donné une claire indication de la politique irakienne de Kerry, les questions stratégiques posées par la crise monétaire et financière globale seront décisives pour cette élection et la prochaine présidence. L’économie elle-même fera l’objet du débat du 13 octobre. Entre-temps, les deux candidats s’affronteront à Saint-Louis (Missouri) le 8 octobre lors d’un débat de « town hall », qu’il sera plus difficile pour l’équipe de Bush de contrôler.

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