Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Kerry se situe dans la tradition de Franklin Roosevelt

La rédaction
visites
464

Lors d’un grand discours électoral prononcé le 19 octobre à Wilkes-Barre (Pennsylvanie), John Kerry a évoqué l’héritage de Franklin Roosevelt, le Président qui, rappela-t-il, avait sorti les Etats-Unis de la Grande Dépression et de la politique désastreuse de son prédécesseur Herbert Hoover.

En soulignant les différences entre ces deux hommes qui s’étaient affrontés aux élections de 1932, Kerry traça un parallèle avec le choix qui se pose aujourd’hui entre George W. Bush et lui-même. Il expliqua qu’il y a soixante-douze ans, Roosevelt était venu en Pennsylvanie pour discuter comment rétablir la prospérité et l’avenir de l’Amérique. A l’époque, « l’Amérique était au plus fort de la Grande Dépression ». Sous Hoover, comme sous Bush, des emplois ont été perdus, et pas plus qu’Hoover, Bush n’a su défendre la prospérité économique.

Kerry nota aussi que Bush est le premier Président à lancer une attaque en règle contre le système de pensions-retraites depuis que Roosevelt l’avait créé et institutionnalisé légalement. Pour le candidat démocrate, ce système de retraites est un « pacte sacré » entre les générations et il s’engage à le protéger. En référence à Alan Greenspan, il déclara : « Le président de la Réserve fédérale dit que la seule façon de payer les réductions fiscales imprudentes de George Bush, c’est de couper dans les retraites. Je vous le dit, haut et clair, quand je serai Président, cela n’arrivera pas . »

Il poursuivit : « Ce que George W. Bush ne comprend toujours pas, c’est qu’avec ses cadeaux fiscaux aux millionnaires pendant quatre ans, il a miné l’espoir des familles de classe moyenne et mis le système des retraites sur une voie dangereuse. Aujourd’hui, il réclame quatre ans de plus pour privatiser ce programme [de retraites] et rompre le pacte sacré que nous avons conclu avec nos seniors. Moi, je vous dis que même si c’est le plan de George Bush, il ne doit pas être notre avenir. (...) Nous avons besoin d’un nouveau départ en Amérique. (...)

« Le moment est venu de ne plus récompenser les entreprises qui délocalisent. Le moment est venu de créer de bons emplois en Amérique, plutôt que de licencier des salariés pour en engager d’autres à un salaire annuel inférieur de 9000 dollars. Et le moment est venu de sauver les caisses de retraite plutôt que de les piller et de les privatiser . »

John Kerry a aussi évoqué certains aspects moins positifs de ses projets, avant de revenir finalement sur Roosevelt. Au moment de la visite de Roosevelt en Pennsylvanie, il y a soixante-douze ans, l’Amérique avait quasiment perdu tout espoir en un avenir meilleur, mais il le fit renaître, déclarant à l’époque : « Je suis certain, autant que peut l’être un mortel, qu’à partir du moment où nous nous attaquerons à ce problème, avec ouverture, franchise et courage, nous aurons atteint le bout de notre route longue et difficile. » C’est ainsi que le 2 novembre, annonça Kerry, « nous atteindrons la fin de cette route "longue et difficile" et, ensemble, nous changerons de cap pour l’Amérique . »

Pour Lyndon LaRouche, le discours de Kerry représente un signal très positif. Il a placé son action dans une perspective historique -exploit intellectuel que George W. Bush ne pourrait jamais faire ! En même temps, LaRouche a tenu à souligner que, si Bush est réélu, il ne faut pas se faire d’illusion - il privatisera bel et bien les caisses de retraite, contrairement à ses promesses, et Kerry le sait. En ce qui concerne les propos de John Kerry, certains observateurs n’ont pas manqué de souligner l’influence politique de LaRouche, qui fait depuis longtemps campagne pour relancer la démarche de Roosevelt.

Contactez-nous !