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Kirchner dit « Ciao » au FMI

La rédaction
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« Nous avons été harcelés par ceux qui disaient que les banques devaient être payées avant le peuple. Nous avons tenu bon et nous avons pu obliger ceux qui ont pillé le pays à reculer », déclara le président argentin Nestor Kirchner à l’occasion d’une gigantesque manifestation sur la Place de Mai, le 25 mai, jour de la fête de l’Indépendance. « Quand j’ai pris mes fonctions, c’était un combat seconde après seconde, maintenant, c’est minute par minute », mais nous allons approfondir le processus de changement dans le pays », promit-il aux 350 000 personnes venues des quatre coins du pays et de tous bords politiques pour participer à la fête.

Les ennemis synarchistes de l’Argentine, qui prétendent que la popularité grandissante de Kirchner est une menace à la démocratie, l’accusent maintenant d’avoir exploité la fête de l’Indépendance à des fins électorales. On voyait en effet de nombreuses inscriptions : « Kirchner en 2007 ».

En réalité, le Président profita de l’occasion pour lancer un appel à « tous les Argentins, qui sont au-dessus des questions mesquines, qui veulent bâtir une patrie différente », à s’engager à construire « une Argentine de justice et de dignité ». Faisant à nouveau référence aux 30 000 disparus et à ce passé douloureux, Kirchner a déclaré que le peuple avait repris la Place de Mai pour la transformer en une Place de la reconstruction et du pardon argentins.

« J’ai hérité d’un pays en flammes quand j’ai pris mes fonctions il y a trois ans, rappela Kirchner. Nous avions 60 % de pauvres, 26 % de chômeurs et presque 30 % d’indigents. L’Argentine semblait s’effondrer, mais avec l’aide des gens honnêtes et décents de notre pays, avec ceux qui ne se sont jamais résignés à l’effondrement national, nous avons commencé la reconstruction. Nous étions harcelés par les dettes, par des secteurs privilégiés qui ne voulaient pas céder un pouce, par ceux qui disaient que les banques devaient être payées avant le peuple, par ceux qui défendaient ce que certains groupes économiques voulaient faire de notre pays et qui disaient que l’Argentine ne serait pas viable si elle refusait de satisfaire les intérêts de ces groupes. Nous avons résisté, et avec votre soutien, nous avons pu commencer à construire une Argentine différente. Nous avons obtenu une réduction de 100 milliards de dollars de dettes privées. Pour la première fois dans l’histoire, nous avons pu gagner la bataille et obliger ceux qui nous ont pillés à reculer, et nous avons épargné 70 milliards de dollars. »

Sous des applaudissements nourris, Kirchner ajouta : « Depuis cette Plaza de Mayo, je dis officiellement "ciao" au Fonds monétaire international. L’Argentine a remboursé ses dettes. Elle ne dépend plus du FMI.

« La lutte quotidienne contre ces intérêts est très difficile. Ils peuvent faire le dos rond, mais ils veulent reprendre l’initiative. Je demande donc au peuple argentin de m’aider. Je vous demande de me rejoindre pour pouvoir mener ce combat dont l’Argentine a besoin. Si les choses vont bien pour l’Argentine, elles vont bien pour les travailleurs, pour la classe moyenne, pour les hommes d’affaires nationaux, pour tous ceux qui constituent la patrie. Nous hissons le drapeau national, nous hissons la fierté et la dignité, nous hissons le drapeau de l’Amérique latine. »

Kirchner indiqua aussi que des menaces de mort avaient été proférées la veille à son égard, lors d’une petite manifestation de protestation. « Peu m’importe qu’ils me menacent comme ils l’ont fait hier. (...) Cela ne m’intéresse pas car je mets tout en jeu pour mon peuple, pour la patrie, pour une Argentine pour tous, et avec tous », s’écria-t-il sous les applaudissements.

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