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Kirchner se sépare de Lavagna

La rédaction
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L’annonce de la démission du ministre argentin des Finances, Roberto Lavagna, le 28 novembre, à la demande du président Nestor Kirchner, a surpris bon nombre de banquiers et prédateurs financiers sur les grandes places financières internationales. Certes, depuis la victoire électorale du parti de Kirchner aux élections législatives du 23 octobre, les tensions et les désaccords politiques entre le Président et son ministre ne cessaient de s’aggraver. Mais peu d’observateurs pensaient que le président argentin aurait la hardiesse de remplacer l’homme sur lequel comptaient le Fonds monétaire international et les financiers synarchistes pour brider un Président taxé de « populisme » à cause de son rejet du libéralisme sauvage. Sa volonté de défendre les intérêts du pays et son droit à la réindustrialisation n’est pas du tout du goût des spéculateurs, des fonds vautours et autres fondamentalistes du marché. Leur réaction ne s’est pas fait attendre : la rémunération des obligations argentines a bondi de 8,2 à 9,6 %.

Mais le choc fut encore plus terrible à l’annonce du nom du successeur de Lavagna : l’économiste Felisa Miceli, présidente de la banque publique Banco de la Nacion. La presse financière a poussé des cris d’orfraie : « Elle n’est pas connue », elle n’a pas l’« influence modératrice » d’un Lavagna, surtout en politique fiscale.

L’action de Kirchner doit être considérée dans le contexte de la lutte qui fait rage actuellement à Washington. Il avait rencontré le président Bush lors du sommet des Amériques, les 4 et 5 novembre en Argentine, qui s’était soldé par le rejet de la proposition de Washington visant à établir une zone de libre-échange à travers le continent. Deux jours après le renvoi de Lavagna, Kirchner rencontra le président brésilien Lula da Silva qui, tout en restant « pragmatique » dans sa politique économique et financière, se préoccupe néanmoins du sort de sa population. Le communiqué commun affirme que, « concernant les institutions multilatérales de crédit, les présidents Lula et Kirchner défendront conjointement la position selon laquelle il faut éviter d’imposer des conditions qui affectent la capacité des gouvernements à promouvoir des politiques de croissance, d’emplois dignes et d’intégration sociale ».

Selon un analyste de la City, le renvoi de Lavagna provoquera des ondes de choc dans toute l’Amérique latine, où des élections doivent se tenir dans onze pays en 2006. Par conséquent, on accordera davantage d’importance politique à la croissance économique et à la progression du niveau de vie qu’au service de la dette extérieure. Les obligations latino-américaines feront certainement l’objet de fortes pressions, aux dépens des créanciers étrangers, surtout des hedge funds. Ces obligations et le vaste volume des produits dérivés de crédit afférents deviendront le prochain « ventre mou » de l’industrie des hedge funds.

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