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Kosovo : la fin du droit international

La rédaction
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15 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - Ce dimanche 17 février, la province serbe du Kosovo est sur le point de proclamer unilatéralement son indépendance. Les Etats-Unis et l’Union européenne, en soutenant cette initiative, risquent d’encourager l’ensemble des 200 mouvements séparatistes du monde à proclamer eux aussi leur indépendance. Ce type de réaction en chaîne provoque l’inquiètude à travers le monde, et avant tout à Moscou.

La Russie s’oppose fermement à l’indépendance du Kosovo à cause de « l’imminence des tendances séparatistes qui ne manqueraient pas de susciter des problèmes dans d’autres parties du monde. Notamment dans des régions limitrophes à nos frontières », a déclaré mercredi Sergei Lavrov, ministre des Affaires étrangères russes. L’expert du Groupe d’études politiques européennes Vasilis Margaras, a indiqué à Ria Novosti qu’ « avec le Kosovo, nous ouvrons la boîte de Pandore, c’est une situation extrêmement délicate », expliquant que cette province pourrait entraîner dans son sillage une montée des mouvements séparatistes européens. La Tribune de Genève évoque le risque « d’effet domino » en Europe, citant notamment les cas du pays Basque, de la Catalogne, de la Belgique et de l’Ecosse, et avertit que « l’indépendance du Kosovo apportera pourtant immanquablement de l’eau au moulin des mouvements séparatistes européens qui rêvent de s’émanciper de la tutelle d’Etats-nations de plus en plus dilués au sein de l’UE ». Jean-Yves Camus, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) a déclaré à l’AFP qu’ « il existe un risque réel de voir tomber le quasi-dogme de l’intangibilité des frontières qui prévaut depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Le Kosovo est au centre des débats au Conseil de sécurité des Nations-unies et l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine a réitéré sa demande au secrétaire général de l’ONU pour qualifier l’indépendance du Kosovo d’ « illégale ». Le Département de l’Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères (MID) a fait savoir qu’on se retrouvera « en contradiction flagrante avec la Charte de l’Organisation des Nations Unies et la résolution 1244 de son Conseil de sécurité ». « Il faut penser à l’avenir du droit international », a déclaré Sergei Lavrov, avant d’ajouter : « Le droit international contemporain sera lettre morte si le Kosovo proclame unilatéralement son indépendance ».

Il est utile de rappeler l’obsession de Tony Blair (voir ici) et de certains cercles à vouloir mettre en pièce l’ordre de Westphalie qui fait de la souveraineté national le fondement du droit international.

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