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Koudrine « le cavalier du feu » prévoit le désastre qu’il causera lui-même !

La rédaction
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« Der so oft den roten Hahn
Meilenweit von fern gerochen
Mit des Heilgen Kreuzes Span
Freventlich die Glut besprochen
Weh !... »

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[« Toi qui si souvent flaire les flammes rougeoyantes
A une lieue,
Et qui avec un fragment de la sainte croix
Conjure malicieusement l’incendie –
Misère !... »]

2 avril 2009 (LPAC) — La ballade d’Eduard Mörike sur le mystérieux « cavalier du feu » (« Der Feuerreiter ») des histoires populaires, qui chevauche furieusement pour alerter du feu qu’il attise lui-même, fut mise en musique par Hugo Wolf en 1888. Aujourd’hui, elle décrit l’attitude d’Alexeï Koudrine, le ministre des Finances russe.

Alors que Koudrine rencontrait aujourd’hui les ministres des Finances des pays de la CEI, avant de se rendre au sommet du G-20 auquel il assistera avec le Président Dmitri Medvedev, l’émoi s’emparait des médias russes, en raison de son avertissement qu’une « deuxième vague » de la crise financière était sur le point de se propager en Russie.

S’exprimant la semaine dernière, lors d’une session décisionnelle au ministère de l’Economie, Koudrine déclara à ses partenaires du gouvernement que « dans un futur proche, aura lieu une nouvelle correction et une nouvelle chute des marchés boursiers… Nous pouvons nous attendre à une récession mondiale plus profonde ».

En Russie, « nous nous attendons à une deuxième vague de problèmes dans le système financier. Nous devons prononcer le diagnostique sans détour : ce sera une vague déclenchée par l’incapacité du secteur réel à rembourser les crédits. » Dans certaines industries, dit-il, les arriérés s’entassent depuis six mois, voire un an. La raison en est, selon lui, que certaines entreprises ont cru que la demande reviendrait… mais cela n’est pas arrivé.

En réalité, le principal poids qui pèse sur les emprunteurs russes, les rendant incapables de rembourser leurs emprunts aux banques, provient des politiques mêmes du grand argentier, combinées à celles de la Banque centrale russe que dirige Sergueï Ignatiev.

Obéissant au dogme neo-libéral qui dicte que « le combat contre l’inflation » est la priorité des priorités, ils ont maintenu des taux d’intérêt élevés, alors même qu’ils injectaient des liquidités dans les marchés boursiers et certaines banques pour les renflouer.

Le quotidien Komsomolskaya Pravda, dans un article du 30 mars, citait Yelena Panina, Présidente adjointe du Comité sur l’industrie de la Chambre basse : « Les banques accordent actuellement des crédits à très court terme, à 27-28%. Et elles imposent des conditions supplémentaires incroyables à l’égard du nantissement. Quels en sont les résultats ? Les usines ne peuvent tout simplement pas rembourser. Aucune entreprise du secteur réel ne pourrait tenir face à de pareils taux d’intérêt. Comment qui que ce soit pourrait honorer une telle rentabilité ? »

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