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Krach financier : nouvelles mises en garde

La rédaction
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Dans son éditorial du 4 janvier pour l’hebdomadaire Die Zeit (4 janvier), Konrad Seitz, ancien directeur de planification au ministère allemand des Affaires étrangères et ambassadeur en Chine jusqu’à l’année dernière, affirme que « la croissance explosive de la dette et des disparités sociales menace de mettre soudainement fin » au boom américain. Il compare l’euphorie actuelle que suscite l’économie américaine, à l’optimisme suscité par l’économie-bulle japonaise d’il y a dix ans. A l’époque, Tokyo se félicitait d’un nouveau record de l’indice Nikkei, et la plus grande société de titres du monde, Nomura, prévoyait le doublement de cet indice avant 1995. Le Japon était présenté comme un modèle économique et financier pour le reste du monde. Cependant, il allait plonger peu après dans une spirale de dépression économique et financière sans précédent.

Selon Seitz, c’est maintenant le tour des Etats-Unis. Alors que Wall Street rêve d’une embellie éternelle, les inégalités sociales « menacent de faire tomber tout le système ». Ces 15 dernières années, seulement les 20 % d’Américains du haut de l’échelle sociale ont profité d’une augmentation réelle de leurs revenus. L’ancien diplomate se demande si les protestations entendues pendant la conférence de l’OMC à Seattle n’étaient pas « un signe avant-coureur de la tempête à venir contre le capitalisme global de style américain ».

Cependant, les gigantesques disparités financières menacent bien plus encore le système. Selon Seitz, le « boom de Greenspan » rappelle le boom Heisei au Japon de 1986-1990. Dans les deux cas, « le boom économique a été porté par une hausse de la Bourse dépassant toutes les limites ». La Bourse américaine est aujourd’hui surévaluée d’au moins 50 %, estime Seitz. Si la bulle boursière éclate, l’économie américaine sombrera dans la déflation et la récession. Vue de l’extérieur, écrit-il, la fragilité de la croissance américaine est évidente : alors qu’en 1998, le déficit des paiements courants a franchi le seuil de 200 milliards de dollars, en 1999, il s’élevait à 300 milliards et pourrait très bien dépasser les 400 milliards cette année. Pour Konrad Seitz, l’« atterrissage en douceur » après le boom n’est pas du tout évident...

D’autres mises en garde viennent de Londres, où le Times et le Guardian continuent d’évoquer le possible effondrement des actions, notamment celles du Nasdaq. Sous le titre « La bulle sur le point d’éclater », Anatole Kaletsky affirme dans le Times : « Je soupçonne que la fusion TimeWarner/AOL ait marqué l’apogée de la bulle Internet - et la vague d’enthousiasme spéculatif va se heurter à la digue immuable de la réalité économique ». Au lieu de comparer la « folie Internet » à la bulle des tulipes hollandaises du XVIIème siècle, Kaletsky préfère utiliser l’exemple de la bulle des Mers du Sud de 1720. Celle-ci était une « spéculation sauvage et frauduleuse » qui piègea même « sir Isaac Newton, cet homme qui a atteint le summum de la rationalité ». Si celui-ci « réalisa un immense profit de 7000 livres sur ses premiers investissements dans la South Sea Company, (...) il continua à jouer et perdit tous ses profits et 13 000 livres supplémentaires. »

Mark Atkinson, du Guardian, met l’accent sur les déséquilibres économiques accumulés depuis des années aux Etats-Unis et notamment le déficit des comptes courants. « L’économie américaine, la plus grande du monde, se trouve au bord de l’abîme. (...) Le déficit des comptes courants a grimpé l’année dernière au niveau incroyable de 3,5 à 3,7 % du PIB. Les consommateurs sont endettés jusqu’au cou, Wall Street a perdu tout contact avec la réalité... tous les signes d’une bulle classique. S’il en était ainsi en Corée ou en Thaïlande, les investisseurs seraient déjà en train de se précipiter vers la sortie, mais ici, ils continuent à déverser de l’argent en Amérique. Ceci est lié au facteur Greenspan (...) à la croyance que Greenspan saura orchestrer un atterrissage en douceur. » Le principal danger, pour Atkinson, est un krach de la Bourse. Si « la bulle éclate avant les élections, les candidats auront vraiment quelque chose à dire. »

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