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Kucinich l’a fait : Le cheneygate est en marche !

La rédaction
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6 novembre 2007 (LPAC) - Aujourd’hui, comme annoncé, le démocrate de l’Ohio, Dennis Kucinich, membre de la chambre des représentants, a introduit une résolution prioritaire pour la destitution du vice-président américain, Richard B Cheney dans l’enceinte du Congrès.
Et ceci, contre l’avis de la Présidente de la chambre et supposée plus haute autorité des démocrates, Nancy Pelosi, mais avec l’assentiment des responsables républicains... (Qui a dit que nous étions dans une période comme les autres ?).

Kucinich a expliqué qu’il avait décidé d’introduire cette résolution maintenant, en raison du danger que représente Cheney, qui après avoir conduit les Etats-Unis en Irak sur des mensonges (présence d’armes de destructions massives, coopération terroriste avec Al-Qaida), utilise maintenant des mensonges similaires pour justifier une attaque préventive contre l’Iran. De plus, il accuse Cheney de violer la constitution américaine en promouvant une attaque contre l’Iran, alors que ce pays ne constitue aucune menace réelle.

La discussion sur cette résolution a été un exemple très révélateur des véritables enjeux sous-jacents à la politique américaine et mondiale.

Rappelons qu’une majorité démocrate a été élue en novembre 2006 au Congrès sur deux engagements fondamentaux : arrêter la guerre en Irak et relancer l’économie américaine.
Depuis, aucune action significative vis-à-vis de l’Irak, des pas vers une intervention en Iran ont même été fait. L’économie américaine, elle, est en pleine crise, il est vrai, amplifiée par la crise immobilière en marche, mais toujours sans aucun remède efficace. En un an, la cote de popularité des démocrates est passée de 70 à 11 %, moins que Bush et Cheney !

Que se passe-t-il donc ? Et bien la direction du parti démocrate, soumise aux financiers, tel
Felix Rohatyn, bloque toute initiative. Et c’est ce qui s’est passé pendant l’audition de Kucinich.

Alors que Nancy Pelosi était absente, une de ses représentantes, Steny Hoyer du Maryland, sur son ordre, a proposé une motion d’ajournement, ce qui aurait enterré la résolution de Kucinich. L’excuse de Pelosi, depuis son élection, a toujours été la même : « impeachment is off the table » (la destitution n’est pas discutable) et Steny Hoyer s’en est fait l’écho : « la destitution n’est pas sur notre agenda. Nous avons des priorités majeures. Nous devons nous focaliser dessus ».

La motion d’ajournement semblait alors assurée de passer. A un certain point, les votes auraient donné 290 voix (sur 435). Cependant, une décision a été prise par la direction républicaine de demander aux membres du parti de changer leurs votes et de voter contre la mesure d’ajournement, créant les conditions pour un rejet (251 votes contre 162). 165 républicains ont voté contre l’ajournement, suivis par 86 démocrates, avec au moins 17 démocrates changeant leurs votes au dernier moment, défiant donc clairement Pelosi.

Avec ce vote, la destitution de Dick Cheney n’est clairement plus « pas discutable » comme le disait madame Pelosi. Et ses manœuvres pour protéger Cheney et sa politique de guerre démasquées. Sa chute est proche et le Congrès n’aura alors plus d’excuse pour ne pas agir.

Lien vers l’intervention de Kucinich en anglais

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