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L’Administration Obama cède au chantage de Blackwater

La rédaction
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2 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – La décision du juge fédéral Ricardo Urbina, d’abandonner les poursuites contre cinq employés de la société de sécurité privée Blackwater, ne risque pas de redorer le blason des Américains dans le monde. Le 17 septembre 2007, les cinq agents, en réalité des mercenaires, sécurisant un convoi dans les rues de Bagdad, avaient ouvert le feu sur la foule blessant et tuant quelque 35 personnes.

Dans ses conclusions, le juge rejette toutes les accusations contre les tueurs de Blackwater, estimant que les procureurs ont présenté des preuves qu’ils n’étaient pas censés utiliser, violant les droits constitutionnels des accusés.

La question se pose si les autorités américaines n’ont pas délibérément saboté la procédure afin de protéger Blackwater ou si elles ont subi des pressions dans ce but.

Dans une série d’articles parus dans The Nation, Jeremy Scahill a démontré que Blackwater et son fondateur Erik Prince, furent protégés par la CIA et surtout par le Joint Special Operations Command (JSOC) de l’armée américaine. Blackwater fut chargé d’assassinats ciblés et autres opérations « spéciales » en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, pour ne nommer que ceux-là. Son rôle a été récemment évoqué dans le meurtre du Premier ministre libanais Rafik Hariri.

Outrepassant les chaînes de commande institutionnelles, l’ancien vice-président Dick Cheney et l’ancien Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, chapeautaient la JSOC et les missions de Blackwater par l’intermédiaire du général Stanley McChrystal, patron de la JSOC de 2003 à 2008.

A l’heure actuelle, McChrystal, rappelons-le, dirige une coalition internationale de pays, dont la France, engagée dans la guerre d’Afghanistan. D’après Le Canard Enchaîné du 30 décembre, en France, la Direction du renseignement militaire (DRM) s’inquiète sur le fait qu’on assiste à « un développement des opérations de guerre clandestine décidées par Obama », notamment dans les deux « provinces » du Béloutchistan, l’une située au Pakistan, l’autre sous contrôle iranien. Dans ces zones, la CIA fait bombarder les bases arrière des talibans en utilisant des drones. Cependant, affirme Le Canard, ces drones « bénéficient au sol d’une assistance de techniciens loués à des sociétés américaines de sécurité. En somme, ces drôles de robots guerriers sont maniés, y compris durant les missions nocturnes, par des privés… »

Rappelons encore qu’en 1987 cette même JSOC joua un rôle de premier plan dans la perquisition impressionante des bureaux de l’organisation de Lyndon LaRouche situés à Leesburg en Virginie occidentale. Ces perquisitions ont failli porter atteinte à l’intégrité physique de LaRouche.

Il y a quelques jours, le magazine Vanity Fair a consacré un article à Erik Prince. Dans l’article, Prince évoque plusieurs opérations clandestines ultrasecrètes. Il n’est pas interdit de croire que le PDG de Blackwater a voulu envoyer par cette voie un message aux plus hautes autorités de la machine judiciaire : « Si vous continuez à me persécuter, je balancerai tous les secrets ».

« La seule raison pour Prince de procéder de telle façon, c’est qu’il risque vraiment la taule », affirme l’avocat Scott Horton dans les pages de The Nation. Bien que la société figure officiellement sur la liste noire de la Maison Blanche, il semble que le message fut reçu cinq sur cinq.


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  • petite souris • 03/01/2010 - 19:09

    « Si vous continuez à me persécuter, je balancerai tous les secrets ».dixit Erik Prince.

    Pauvre petit, mais qu’il parle cela risque d’être fort interessant, je crains malheureusement pour lui qu’il se fasse descendre avant.

    Je ne peux m’empêcher, en découvrant le nom de ce monsieur, de penser à la saga du Prince Eric dans la collection Signe de Piste par Serge Dallens allias dans la vie Yves de Verdilhac qui fut un des "juriste" de monsieur LePen...
    Tout un programme donc !!!

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