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L’Algérie : dix centrales nucléaires à l’horizon 2028

La rédaction
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Le quotidien algérien L’Expression a rapporté dans son édition du 10 décembre, que l’Algérie avait établi un plan de construction de dix centrales nucléaires d’ici 2028. La majorité de ces réacteurs seront installés sur les zones d’affleurement de la nappe albienne située dans les hauts plateaux, à cause de la stabilité tectonique du terrain d’implantation et de la problématique de l’eau. Les dix centrales couvriront en principe les besoins du pays en matière de consommation énergétique.

Les autorités algériennes prévoient l’adoption d’une nouvelle loi sur l’énergie atomique, qui va réglementer la construction de centrales nucléaires, avec intégration de l’investissement privé dans ce projet. On croit savoir que le constructeur français Areva, est largement consulté dans l’élaboration des études technico-économiques (laissant penser que l’Algérie pourrait opter pour l’EPR français). La première centrale devrait voir le jour d’ici dix ans. A cet effet, une Agence centrale pour la sécurité atomique sera mise sur pied dans les prochains jours.

Evidemment, nous nous réjouissons de ces nouvelles, surtout qu’elles font écho aux déclarations de M.Sarkozy, lors de sa dernière conférence de presse. En effet, le Président Sarkozy a de nouveau défendu l’accès des pays arabes au nucléaire civil.

A une journaliste qui lui demandait s’il avait confiance dans la capacité des pays arabes à gérer les déchets nucléaires et à protéger les sites nucléaires civils contre des attentats, M.Sarkozy a répondu :

« ma réponse est tout à fait oui. (...) Il faut aider ces pays sur la voie du développement et leur ouvrir l’accès au nucléaire civil ».
« J’ajoute que s’ils ont la sagesse de faire le choix de la technologie française, c’est encore mieux. Il vaut mieux que ce soit la technologie française qu’une autre technologie. ».

Seulement plusieurs questions se posent. Car à voir comment les grandes puissances occidentales sont en train d’exploiter, voire même de promouvoir le séparatisme Touareg dans le région du Sahel, essentiellement au nord du Mali et du Niger, avec un grand risque de contagion vers dans le but évident de contrôler l’uranium, (voir l’article de Christine Bierre sur le bras de fer entre la France et le Niger), l’on se demande si cette politique d’ouverture est réellement motivée par une volonté de co-développement.

Rappelons à cet effet, la présence des forces américaines au nord du Mali, dans le cadre de la stratégie de déstabilisation de la région du Sahel dans le but de l’installation de l’AFRICOM, le jeu trouble auquel se livre le groupe Areva au Niger, et la manière avec laquelle on joue la compétition entre le Maroc, l’Algérie et la Lybie, qui toutes ambitionnent d’avoir une technologie nucléaire civile, les poussant à une course à l’armement, autant d’indicateurs qui ne présagent pas du meilleur.

On se demande aussi, comment ces pays, déjà déçus des accords d’association avec l’Union Européenne, peuvent adhérer à l’initiative de l’Union méditerranéenne, dont le noyau sera visiblement le nucléaire civil.

Nous nous demandons aussi comment M.Sarkozy compte avoir les moyens de sa politique, si rien n’est fait pour faire face à la désintégration du système financier et monétaire international que nous sommes en train de vivre depuis le mois d’août dernier.

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