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L’Allemagne cherche des alternatives à l’euro

La rédaction
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24 janvier 2012 (Nouvelle Solidarité) — Alors que les dirigeants de l’UE cherchent fiévreusement à sauver la zone euro de la faillite, aux dépens de l’intérêt général, deux scénarios de « vie après l’euro » viennent d’être proposés en Allemagne, qui contredisent le mantra officiel du gouvernement allemand selon lequel « il n’existe pas d’alternative à l’euro ».

Wolfgang Reitzle, le PDG de Linde AG, principal producteur de gaz industriel, déclarait à l’hebdomadaire Der Spiegel (16 janvier) qu’il n’était « pas d’avis que l’euro doit être sauvé à tout prix », et que « si les efforts pour discipliner les pays en crise s’avèrent vains, l’Allemagne doit sortir » de la zone euro.

Cela conduirait à une « réévaluation du d-mark, de l’euro-nord ou de n’importe quelle monnaie que nous adopterions alors », a-t-il ajouté. Et même si le chômage augmentait en raison de la chute des exportations, il est confiant que l’économie allemande absorberait le choc avec le temps : « Cinq ans plus tard, l’Allemagne pourrait même être dans une position plus forte par rapport à ses concurrents d’Asie. » Si un tel scénario n’est pas « souhaitable », Reitzle estime qu’il ne devrait pas « être un tabou non plus ».

Pour sa part, le 19 janvier, le quotidien Neue Zuercher Zeitung a fait état d’une étude sur les chances de survie de l’euro, conduite par l’économiste Renate Ohr de l’université de Goettingen.

Selon elle, sa crainte initiale que le système de l’euro ne mène à une monnaie instable et à une union de transfert fiscal pour compenser les déficits croissants aux dépens des citoyens et des contribuables, a été plus que justifiée par les développements de ces deux dernières années. Puisque les pays membres de l’euro ne peuvent plus équilibrer leurs déficits par des ajustements de la monnaie, la seule alternative consiste en « une sortie de l’union monétaire », ce qui ne rimerait pas forcément avec sortie de l’UE.

Ohr estime que la transition de l’euro aux monnaies nationales respectives amènerait une période de rigueur économique et financière considérable, mais que la perspective d’amélioration en dehors de la zone euro rendrait l’achat des obligations souveraines des pays concernés plus attractif pour les investisseurs.

Ces deux scénarios, révélateurs du débat en cours, demeurent fermement ancrés dans le carcan du système monétariste actuel. Par conséquent, ils prévoient une hausse du chômage et davantage d’austérité écrasante pour les populations concernées.

Il y a, cependant, une façon d’éviter cela, pour autant que la sortie de l’euro soit accompagnée d’une réorganisation complète des systèmes bancaires, en passant par pertes et profits les actifs toxiques et en revenant à un système de crédit au service de la création humaine.

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