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L’Allemagne se paralyse

La rédaction
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Depuis presque quatre mois, l’Allemagne est déstabilisée par le « scandale de financement des partis ». En décembre dernier, la CDU a évincé Kohl de la présidence d’honneur en espérant que ce sacrifice suffirait. Erreur de calcul. La semaine dernière, le président de la CDU Wolfgang Schäuble, qui a poussé au départ de Kohl, a dû démissionner. La série de victimes politiques ne s’arrêtera sans doute pas à Schäuble et ne se limitera pas à la CDU : le SPD - le chancelier comme le président sont sociaux-démocrates - et les Verts sont aussi assis sur des barils de poudre.

Comme nous l’avons déjà dit, le prétendu « scandale de financement des partis » est en réalité une opération de déstabilisation politique visant à paralyser l’Allemagne en une période politiquement importante pour le monde. Les « scandales » ont commencé le 4 novembre 1999, lorsque Karlheinz Schneider, trafiquant d’armes germano-canadien et « agent du renseignement » typique, a annoncé qu’il avait versé plusieurs grosses contributions financières à la CDU. (Il a aussi versé de telles contributions au SPD et aux libéraux du FDP).

En novembre et décembre 1999, les élites allemandes auraient pu dénoncer les tireurs de ficelle anglo-américains derrière la soudaine vague de révélations sur le « financement illégal de parti » et la « corruption », ce qui aurait probablement permis de mettre fin à l’opération de déstabilisation. Au lieu de cela, elles s’en sont tenus au « scénario » prévu, jouant le rôle qui leur était assigné sans jamais se demander de quelle pièce il s’agissait et quels en seraient les conséquences politiques.

Entre-temps, les scandales ont pris leur propre dynamique obsessive, menaçant la cohésion des partis politiques et des institutions de l’Etat. La décision prise la semaine dernière par le président du Bundestag Wolfgang Thierse, d’imposer une amende de 41 millions de marks à la CDU pour « violation des lois sur le financement des partis » met ce parti au bord de l’effondrement financier et menace sa structure. La « rigueur » typiquement allemande avec laquelle Thierse, un social-démocrate, a appliqué les lois sur le financement des partis servira de précédent pour le traitement futur d’autres partis et politiciens.

Quant à la CDU après Schäuble, le degré d’hypocrisie, d’opportunisme et de chamailleries internes que l’on peut observer parmi ceux qui se veulent « les nouveaux dirigeants » garantit que le parti sera encore paralysé dans les prochains mois. Ni Friedrich Merz ni Angela Merkel pas plus que les autres qui devraient briguer des responsabilités importantes dans les prochaines semaines ne possèdent la force de leadership nécessaire dont ce parti aurait besoin pour éviter le sort des chrétiens-démocrates italiens, qui ont été réduits au statut de facteur politique mineur suite aux « mani pulite ».

Pour sauver les institutions, les dirigeants devront, comme l’a fait Helga Zepp-LaRouche, dénoncer les compromis faits par l’Allemagne envers les Anglo-Américains en échange de sa réunification et comprendre le contexte stratégique actuel dans lequel il est utile pour certains d’assurer que l’Allemagne n’ait pas de rôle majeur à jouer.

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